Une ferme…

Une ferme…

 

La topographie proustienne s’enrichit… En refeuilletant Le Combray de Marcel Proust et son horizon de Lucien Goron (voir la chronique Une mine d’or), je suis tombé en arrêt devant une photo.

(Photo L. Goron)

 

Selon l’auteur, c’est le lieu désigné pour une ferme que le Héros évoque incidemment dans Du côté de chez Swann :

*Mais quand sur le chemin du retour j’avais aperçu sur la gauche une ferme, assez distante de deux autres qui étaient au contraire très rapprochées, et à partir de laquelle pour entrer dans Combray il n’y avait plus qu’à prendre une allée de chênes bordée d’un côté de prés appartenant chacun à un petit clos et plantés à intervalles égaux de pommiers qui y portaient, quand ils étaient éclairés par le soleil couchant, le dessin japonais de leurs ombres, brusquement mon cœur se mettait à battre, je savais qu’avant une demi-heure nous serions rentrés, et que, comme c’était de règle les jours où nous étions allés du côté de Guermantes et où le dîner était servi plus tard, on m’enverrait me coucher sitôt ma soupe prise, de sorte que ma mère, retenue à table comme s’il y avait du monde à dîner, ne monterait pas me dire bonsoir dans mon lit. I

 

Or, cette ferme (ou plutôt ce qu’elle est devenue), je passe devant tous les matin lors de ma promenade autour du Loir. C’est à la Védière :

 

L’entrée n’a pas vraiment changé, le bâtiment a changé mais il y a toujours ces pommiers plantés à intervalles égaux.

 

En prime, une mare permet aux pommiers de se mirer.

(Photos PL)

 

À découvrir par tout(e) Proustien(n)e en goguette à Illiers-Combray.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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