Quizz VIII, réponses et palmarès

Quizz VIII, réponses et palmarès

 

Vraiment, vous m’impressionnez !

Vous avez été cinq participants réguliers à ce quizz, 8e du nom : Claude, Clopine, Gisèle, Marcelita et Thierry. Merci de cette constance.

 

1 — 5 bonnes réponses

 

2 — 5 bonnes réponses

 

3 — 4 bonnes réponses

 

4 — 5 bonnes réponses

Il n’est plus roumain, étant naturalisé monégasque, mais Marcelita a répondu 2 et 3 s’appuyant sur une mienne chronique « Pourquoi un Roumain à la tête du Grand-Hôtel ». Elle ne peut donc pas être verbalisée !

 

5 — 5 bonnes réponses

 

6 — 5 bonnes réponses (Je suis fautif en parlant de balles de tennis car ce n’est pas précisé — pour une éventuelle reprise, j’ai modifié l’intitulé afin d’éviter toute ambiguïté car ainsi rédigée la question autorise la réponse 1).

 

7 — Là, il y avait un piège. Si l’on s’en tient au seul témoignage de Brichot, il y a eu un « sinistre » sans autre précision, dans La Prisonnière ; mais le journal inédit des Goncourt, dans Le Temps retrouvé, précise qu’il y a eu un incendie. Répondant 1) ou 2) Gisèle ne récolte qu’un demi-point.

 

8 — 5 bonnes réponses

 

9 — 5 bonnes réponses

Distrait, Claude écrit Gisèle pensant André mais il n’y a pas d’ambiguïté.

 

10 — La formulation de la question a troublé. J’en ai précisé l’intitulé pour l’avenir.

Dans l’esprit et la lettre, Clopine et Thierry l’emportent toutefois sur Gisèle et Marcelita. Claude n’a pas répondu.

 

11 — 5 demi bonnes réponses. Il fallait répondre 2 et 3.

Là, c’est mon triomphe ! Aveuglé(e)s par la célèbre scène du restaurant dans Le Côté de Guermantes, vous avez oublié que, dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs, Saint-Loup saute du siège de sa voiture pour jeter son manteau sur les épaules du Héros.

Ah, que je suis content !

 

12 — 4 bonnes réponses. Tous sauf Marcelita.

 

13 — 5 bonnes réponses.

Merci à Thierry et Claude qui m’ont appris que c’était une citation de La Fontaine. Il s’agit du début de la fable Le Statuaire et la Statue de Jupiter :

Un bloc de marbre était si beau

Qu’un statuaire en fit l’emplette.

« Qu’en fera, dit-il, mon ciseau ?

Sera-t-il Dieu, table ou cuvette ?

 

14 — 4 bonnes réponses. Marcelita n’a pas joué.

 

15 — 5 bonnes réponses.

 

16 — 5 bonnes réponses. Marcelita n’a pas eu les éléments nécessaires pour jouer.

 

17 — 5 bonnes réponses.

Il faut quelques questions faciles.

 

18 — 5 bonnes réponses

 

19 — 4 bonnes réponses.

Sur proposition de Clopine, la réponse erronée de Marcelita n’est pas retenue. Honte aux traductions en anglais qui n’incluent pas ces musiciens dans leur index des personnes citées.

 

20 — 5 bonnes réponses

 

21 — 5 bonnes réponses

 

22 — 5 bonnes réponses

Il ne faut pas abuser des questions faciles.

 

23 — 3 bonnes réponses. Marcelita et Claude n’ont pas eu la bonne (d’enfants).

 

24 — 5 bonnes réponses

 

25 — 5 bonnes réponses

 

26 — Tout le monde a bon (après consultation du jury attributif souverain)

La forme interro-négative prête vraiment à confusion. J’ai reformulé la question.

 

27 — Un demi point par personne

La bonne réponse est double : 1 et 3. Vous avez oublié soit le restaurateur de Dives soit les Larivière cafetiers.

Je jubile !

 

28 — 3 bonnes réponses.

Je n’espérais pas que le piège fonctionne si bien. Deux ont oublié le mot dans la chambre.

 

29 — Zéro pour tout le monde, même si vous aviez tous un tiers de la réponse.

Les trois sont traitées d’enjôleuses par Françoise.

J’exulte !

 

30 — 5 bonnes réponses

Vous terminez en apothéose !

 

Au final (et sauf erreur), Thierry l’emporte avec 27 points, devant Clopine 26, Gisèle 25,5, Claude 25 (1 absence) et Marcelita 23 (1 absence, 1 non réponse).

 

Je tiens à saluer Marcelita, handicapée par sa non maîtrise du français, donc dépendante de traductions. Plus que quiconque, notre amie américaine argumente sur ses réponses, offrant de beaux raisonnement — hélas pas toujours exacts.

 

Je salue aussi Scott Edwards qui a répondu à deux questions (50 % de réussite).

 

Un regret enfin : l’absence de Youille, dont j’espère le retour.

 

La question subsidiaire, quant à elle, est inutile. (C’est le premier objet cité dans la Recherche —lumineux !).

 

Rendez-vous en décembre pour le 9e (et sans doute dernier) de mes quizz qui auront posé plus de 300 questions ! Bravo à chacune et à chacun.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

Les questions et les réponses :

 

Quizz VIII

 

1

Qu’est-ce qui agace le Pr E… chez le Héros ?

1) Il joue avec les boutons de son ascenseur, 2) il salit son escalier, 3) il traîne des pieds dans son hall

1) Il joue avec les boutons de son ascenseur

* Je vous en prie, faites-moi le plaisir de ne pas toucher les boutons de l’ascenseur, vous ne savez pas le manœuvrer, il faut être prudent en tout. III

 

2

Qui porte des décorations russes ?

1) Charlus, 2) Norpois, 3) le prince de Guermantes

2) Norpois

*il avait eu beau multiplier les amabilités, faire avoir au marquis des décorations russes, III

 

3

Que fait un libre penseur à la messe ?

1) Il reste assis quand les fidèles se lèvent, 2) il se lève quand ils se lèvent, 3) il reste debout pendant tout l’office

2) il se lève quand les fidèles se lèvent

*[Le Héros à table chez les Swann :] À côté de mon assiette je trouvai un œillet dont la tige était enveloppée dans du papier d’argent. Il m’embarrassa moins que n’avait fait l’enveloppe remise dans l’antichambre et que j’avais complètement oubliée. L’usage, pourtant aussi nouveau pour moi, me parut plus intelligible quand je vis tous les convives masculins s’emparer d’un œillet semblable qui accompagnait leur couvert et l’introduire dans la boutonnière de leur redingote. Je fis comme eux avec cet air naturel d’un libre penseur dans une église, lequel ne connaît pas la messe, mais se lève quand tout le monde se lève et se met à genoux un peu après que tout le monde s’est mis à genoux. II

 

4

Quelle est la nationalité du directeur du Grand-Hôtel de Balbec ?

1) Française, 2) monégasque, 3) roumaine

2) monégasque

J’étais le même homme qui avait pris à la fin de l’après-midi le petit chemin de fer de Balbec, je portais en moi la même âme. Mais dans cette âme, à l’endroit où, à six heures, il y avait avec l’impossibilité d’imaginer le directeur, le Palace, son personnel, une attente vague et craintive du moment où j’arriverais, se trouvaient maintenant les boutons extirpés dans la figure du directeur cosmopolite (en réalité naturalisé Monégasque, bien qu’il fût — comme il disait parce qu’il employait toujours des expressions qu’il croyait distinguées, sans s’apercevoir qu’elles étaient vicieuses — « d’originalité roumaine ») — son geste pour sonner le lift, le lift lui-même, toute une frise de personnages de guignol sortis de cette boîte de Pandore, qu’était le Grand-Hôtel, indéniables, inamovibles, et comme tout ce qui est réalisé, stérilisants. II

 

5

À quoi l’esprit des Guermantes est-il comparé ?

1) Aux dentelle d’Alençon, 2) aux quatuors de Beethoven, 3) aux rillettes de Tours

3 aux rillettes de Tours

*L’esprit des Guermantes — entité aussi inexistante que la quadrature du cercle, selon la duchesse, qui se jugeait la seule Guermantes à le posséder — était une réputation comme les rillettes de Tours ou les biscuits de Reims. III

 

6

De quoi Mme de Villeparisis se plaint-elle auprès du maire de Balbec à propos des jeunes filles en fleurs ?

1) De sable reçu dans la figure, 2) de jeux au diabolo sur la digue, 3) de sauts intempestifs au kiosque à musique

2) de jeux au diabolo sur la digue

*[Albertine :] Il paraît que Mme de Villeparisis, dit-elle à Octave, a fait une réclamation auprès de votre père (et j’entendis derrière ce mot « il paraît » une de ces notes qui étaient propres à Albertine ; chaque fois que je constatais que je les avais oubliées, je me rappelais en même temps avoir entr’aperçu déjà derrière elles la mine décidée et française d’Albertine. J’aurais pu être aveugle et connaître aussi bien certaines de ses qualités alertes et un peu provinciales dans ces notes-là que dans la pointe de son nez. Les unes et l’autre se valaient et auraient pu se suppléer et sa voix était comme celle que réalisera, dit-on, le photo-téléphone de l’avenir : dans le son se découpait nettement l’image visuelle). Elle n’a du reste pas écrit seulement à votre père, mais en même temps au maire de Balbec pour qu’on ne joue plus au diabolo sur la digue, on lui a envoyé une balle dans la figure.

— Oui, j’ai entendu parler de cette réclamation. C’est ridicule. Il n’y a pas déjà tant de distractions ici.

Andrée ne se mêla pas à la conversation, elle ne connaissait pas, non plus d’ailleurs qu’Albertine ni Octave, Mme de Villeparisis. « Je ne sais pas pourquoi cette dame a fait toute une histoire, dit pourtant Andrée, la vieille Mme de Cambremer a reçu une balle aussi et elle ne s’est pas plainte. — Je vais vous expliquer la différence, répondit gravement Octave en frottant une allumette, c’est qu’à mon avis, Mme de Cambremer est une femme du monde et Mme de Villeparisis est une arriviste. Est-ce que vous irez au golf cet après-midi ? » et il nous quitta, ainsi qu’Andrée. Je restai seul avec Albertine. II

 

7

Pourquoi les Verdurin quittent-ils leur habitation de la rue Montalivet ?

1) Elle a été inondée, 2) elle a été la proie des flammes, 3) elle est devenue trop petite pour leurs réceptions.

2) elle a été la proie des flammes

*« Mais non, reprit Brichot, ce n’était pas ici que Swann rencontrait sa future femme, ou du moins ce ne fut ici que dans les tout à fait derniers temps, après le sinistre qui détruisit partiellement la première habitation de Madame Verdurin. » V

*Mais sur un signe de Verdurin indiquant le réveil de ces indignations comme malsain pour la grande nerveuse que serait au fond sa femme, Swann me fait admirer le collier de perles noires porté par la maîtresse de la maison et achetées par elle, toutes blanches, à la vente d’un descendant de Mme de La Fayette à qui elles auraient été données par Henriette d’Angleterre, perles devenues noires à la suite d’un incendie qui détruisit une partie de la maison que les Verdurin habitaient dans une rue dont je ne me rappelle plus le nom, incendie après lequel fut retrouvé le coffret où étaient ces perles, mais devenues entièrement noires. VII

 

8

Que dit la mère du Héros admirative à son mari quand, de retour de promenade, il lui montre la porte de chez tante Léonie après lui avoir demandé « Où sommes-nous ? » ?

1) Tu es extraordinaire, 2) Tu es fantastique, 3) Tu es formidable

1) Tu es extraordinaire

*Tout d’un coup mon père nous arrêtait et demandait à ma mère : « Où sommes-nous ? » Épuisée par la marche, mais fière de lui, elle lui avouait tendrement qu’elle n’en savait absolument rien. Il haussait les épaules et riait. Alors, comme s’il l’avait sortie de la poche de son veston avec sa clef, il nous montrait debout devant nous la petite porte de derrière de notre jardin qui était venue avec le coin de la rue du Saint-Esprit nous attendre au bout de ces chemins inconnus. Ma mère lui disait avec admiration : « Tu es extraordinaire ! » I

 

9

Selon Andrée, comment Sophocle doit-il appeler Racine dans la composition de Gisèle : « Sophocle écrit des Enfers à Racine pour le consoler de l’insuccès d’ Athalie » ?

1) Mon cher ami 2) Mon cher Racine 3) Monsieur

3) Monsieur

*[Andrée :] Dès l’exposition du sujet ou si tu aimes mieux, Titine, puisque c’est une lettre, dès l’entrée en matière, Gisèle a gaffé. Écrivant à un homme du XVIIe siècle, Sophocle ne devait pas écrire : mon cher ami. — Elle aurait dû, en effet, lui faire dire : mon cher Racine, s’écria fougueusement Albertine. Ç’aurait été bien mieux. — Non, répondit Andrée sur un ton un peu persifleur, elle aurait dû mettre : « Monsieur ». De même, pour finir elle aurait dû trouver quelque chose comme : « Souffrez, Monsieur (tout au plus, cher Monsieur) que je vous dise ici les sentiments d’estime avec lesquels j’ai l’honneur d’être votre serviteur. » II

 

10

Quand il donne le ton, aussitôt imité par les snobs, avec quoi le baron de Charlus ne mange-t-il pas un gâteau ?

1) Un couvert de son invention, 2) une cuiller 3) ses doigts 4) une fourchette

2) Une cuiller

*[Saint-Loup sur Charlus :] Que pour manger un gâteau il se servît, au lieu de sa cuiller, d’une fourchette ou d’un couvert de son invention commandé par lui à un orfèvre, ou de ses doigts, il n’était plus permis de faire autrement. II

 

11

Où Saint-Loup couvre-t-il le Héros d’un manteau pour le protéger du froid ?

1) Dans la cour de sa caserne, 2) dans un restaurant, 3) dans une voiture

2 et 3

*Dans l’agilité morale et physique qui donnait tant de grâce à son amabilité, dans l’aisance avec laquelle il offrait sa voiture à ma grand’mère et l’y faisait monter, dans son adresse à sauter du siège quand il avait peur que j’eusse froid, pour jeter son propre manteau sur mes épaules, je ne sentais pas seulement la souplesse héréditaire des grands chasseurs qu’avaient été depuis des générations les ancêtres de ce jeune homme qui ne prétendait qu’à l’intellectualité, leur dédain de la richesse qui, subsistant chez lui à côté du goût qu’il avait d’elle rien que pour pouvoir mieux fêter ses amis, lui faisait mettre si négligemment son luxe à leurs pieds ; j’y sentais surtout la certitude ou l’illusion qu’avaient eu ces grands seigneurs d’être « plus que les autres », grâce à quoi ils n’avaient pu léguer à Saint-Loup ce désir de montrer qu’on est « autant que les autres », cette peur de paraître trop empressé, qui lui était en effet vraiment inconnue et qui enlaidit de tant de raideur et de gaucherie la plus sincère amabilité plébéienne. II

*En attendant Saint-Loup, je demandai au patron du restaurant de me faire donner du pain. « Tout de suite, Monsieur le baron. — Je ne suis pas baron, lui répondis-je. — Oh ! pardon, Monsieur le comte ! » Je n’eus pas le temps de faire entendre une seconde protestation, après laquelle je fusse sûrement devenu « Monsieur le marquis » ; aussi vite qu’il l’avait annoncé, Saint-Loup réapparut dans l’entrée tenant à la main le grand manteau de vigogne du prince à qui je compris qu’il l’avait demandé pour me tenir chaud. Il me fit signe de loin de ne pas me déranger, il avança, il aurait fallu qu’on bougeât encore ma table ou que je changeasse de place pour qu’il pût s’asseoir. Dès qu’il entra dans la grande salle, il monta légèrement sur les banquettes de velours rouge qui en faisaient le tour en longeant le mur et où en dehors de moi n’étaient assis que trois ou quatre jeunes gens du Jockey, connaissances à lui qui n’avaient pu trouver place dans la petite salle. Entre les tables, des fils électriques étaient tendus à une certaine hauteur ; sans s’y embarrasser Saint-Loup les sauta adroitement comme un cheval de course un obstacle ; confus qu’elle s’exerçât uniquement pour moi et dans le but de m’éviter un mouvement bien simple, j’étais en même temps émerveillé de cette sûreté avec laquelle mon ami accomplissait cet exercice de voltige ; et je n’étais pas le seul ; car encore qu’ils l’eussent sans doute médiocrement goûté de la part d’un moins aristocratique et moins généreux client, le patron et les garçons restaient fascinés, comme des connaisseurs au pesage ; un commis, comme paralysé, restait immobile avec un plat que des dîneurs attendaient à côté ; et quand Saint-Loup, ayant à passer derrière ses amis, grimpa sur le rebord du dossier et s’y avança en équilibre, des applaudissements discrets éclatèrent dans le fond de la salle. Enfin arrivé à ma hauteur, il arrêta net son élan avec la précision d’un chef devant la tribune d’un souverain, et s’inclinant, me tendit avec un air de courtoisie et de soumission le manteau de vigogne, qu’aussitôt après, s’étant assis à côté de moi, sans que j’eusse eu un mouvement à faire, il arrangea, en châle léger et chaud, sur mes épaules. III

 

12

Quels mots la duchesse de Guermantes utilise-t-elle pour annoncer sa venue chez quelqu’un ?

1) Je vais balancer un billet, 2) je vais déposer une carte, 3) je vais fourrer un carton

3) Je vais fourrer un carton

*— C’est M. Legrandin, dit à mi-voix Mme de Villeparisis ; il a une sœur qui s’appelle Mme de Cambremer, ce qui ne doit pas, du reste, te dire plus qu’à moi.

— Comment, mais je la connais parfaitement, s’écria en mettant sa main devant sa bouche Mme de Guermantes. Ou plutôt je ne la connais pas, mais je ne sais pas ce qui a pris à Basin, qui rencontre Dieu sait où le mari, de dire à cette grosse femme de venir me voir. Je ne peux pas vous dire ce que ç’a été que sa visite. Elle m’a raconté qu’elle était allée à Londres, elle m’a énuméré tous les tableaux du British. Telle que vous me voyez, en sortant de chez vous je vais fourrer un carton chez ce monstre. Et ne croyez pas que ce soit des plus faciles, car sous prétexte qu’elle est mourante elle est toujours chez elle et, qu’on y aille à sept heures du soir ou à neuf heures du matin, elle est prête à vous offrir des tartes aux fraises. Mais bien entendu, voyons, c’est un monstre, dit Mme de Guermantes à un regard interrogatif de sa tante. III)

 

13

Quand Elstir présente Albertine au Héros, ce dernier s’interroge sur la forme à venir d’une personne présentée : « dieu, table  ou »… Complétez :

1) Cuvette, 2), noisette, 3) statuette

1) Cuvette (reprise du début de la fable de La Fontaine Le Statuaire et la Statue de Jupiter : Un bloc de marbre était si beau
 / Qu’un statuaire en fit l’emplette.
 / « Qu’en fera, dit-il, mon ciseau ? /Sera-t-il Dieu, table ou cuvette ?)

*Si l’incarnation de nous même en ce qui nous en semblait le plus différent, est ce qui modifie le plus la personne à qui on vient de nous présenter, la forme de cette personne reste encore assez vague ; et nous pouvons nous demander si elle sera dieu, table ou cuvette. II

 

14

De quel pays Albertine vient-elle ?

1) Autriche, 2) France, 3) Hongrie

1) Autriche

*La passion mystérieuse avec laquelle j’avais pensé autrefois à l’Autriche parce que c’était le pays d’où venait Albertine (son oncle y avait été conseiller d’ambassade), que sa singularité géographique, la race qui l’habitait, ses monuments, ses paysages, je pouvais les considérer (ainsi que dans un atlas, dans un recueil de vues) dans le sourire, dans les manières d’Albertine, cette passion mystérieuse, je l’éprouvais encore mais, par une interversion des signes, dans le domaine de l’horreur. IV

 

15

Pourquoi le médecin de Combray met-il un signet dans un livre spécialisé à une page indiquant des soins à donner ?

1) Pour les crises d’asthme du jeune Héros, 2) pour les crises de colique de la fille de cuisine, 3) pour une des maladies de tante Léonie

2) pour les crises de colique de la fille de cuisine

*Une de ces nuits qui suivirent l’accouchement de la fille de cuisine, celle-ci fut prise d’atroces coliques; maman l’entendit se plaindre, se leva et réveilla Françoise qui, insensible, déclara que tous ces cris étaient une comédie, qu’elle voulait «faire la maîtresse». Le médecin, qui craignait ces crises, avait mis un signet, dans un livre de médecine que nous avions, à la page où elles sont décrites et où il nous avait dit de nous reporter pour trouver l’indication des premiers soins à donner. Ma mère envoya Françoise chercher le livre en lui recommandant de ne pas laisser tomber le signet. Au bout d’une heure, Françoise n’était pas revenue; ma mère indignée crut qu’elle s’était recouchée et me dit d’aller voir moi-même dans la bibliothèque. J’y trouvai Françoise qui, ayant voulu regarder ce que le signet marquait, lisait la description clinique de la crise et poussait des sanglots maintenant qu’il s’agissait d’une malade-type qu’elle ne connaissait pas. I

 

16

Qui traite qui de « grand gourdiflot » ?

1) Aimé et un mécanicien, 2) Céleste Albaret et le Héros, 3) Jupien et Charlus

1) Aimé et un mécanicien

*« Je ne suis pas libre, répondit le chauffeur qui ne me connaissait pas. Je suis commandé pour Mlle Simonet. Je ne peux pas conduire Monsieur. » Aimé s’esclaffa : « Mais voyons, grand gourdiflot, répondit-il au mécanicien, qu’il convainquit aussitôt, c’est justement Mlle Simonet, et Monsieur, qui te commande de lever ta capote, est justement ton patron. » IV

Céleste Albaret traite le Héros de « pauvre ploulissou » et Jupien traite Charlus de « grand gosse ».

 

17

*D’Odette, Charles Swann dit qu’elle n’est pas son

1) genre,  2) idéal, 3) type ?

1) Genre

*« Dire que j’ai gâché des années de ma vie, que j’ai voulu mourir, que j’ai eu mon plus grand amour, pour une femme qui ne me plaisait pas, qui n’était pas mon genre ! » I

 

18

*Qu’est-ce que le Palace de Maineville ?

1) Un casino, 2) un hôtel, 3) une maison de prostitution

3) Une maison de prostitution

*L’arrivant, ayant ses menus bagages dans le train, trouvait généralement le Grand-Hôtel un peu éloigné, mais, comme il n’y avait avant Balbec que de petites plages aux villas inconfortables, était, par goût de luxe et de bien-être, résigné au long trajet, quand, au moment où le train stationnait à Maineville, il voyait brusquement se dresser le Palace dont il ne pouvait pas se douter que c’était une maison de prostitution. IV

 

19

*Le Héros fredonne les airs de trois chanteurs de café-concert. Qui est l’intrus ?

1) Dranem, 2) Fragson, 3) Mayol, 4) Paulus

1) Dranem

*j’allais au café-concert. Aussi est-ce en chantant qu’après avoir quitté mon ancien camarade, je remontais l’escalier et rentrais. La belle saison, en s’enfuyant, avait emporté les oiseaux. Mais d’autres musiciens invisibles, intérieurs, les avaient remplacés. Et la bise glacée dénoncée par Bloch, et qui soufflait délicieusement par les portes mal jointes de notre appartement, était, comme les beaux jours de l’été par les oiseaux des bois, éperdument saluée de refrains, inextinguiblement fredonnés, de Fragson, de Mayol ou de Paulus. V

 

20

*De quels instruments « platement bourgeois » Bloch ignore-t-il l’usage ?

1) Le lorgnon et la canne, 2) la montre et le parapluie, 3) le téléphone et le baromètre

2) La montre et le parapluie

*— Je ne me laisse jamais influencer par les perturbations de l’atmosphère ni par les divisions conventionnelles du temps. Je réhabiliterais volontiers l’usage de la pipe d’opium et du kriss malais, mais j’ignore celui de ces instruments infiniment plus pernicieux et d’ailleurs platement bourgeois, la montre et le parapluie. I

 

21

*À propos de l’affaire Dreyfus, le duc de Guermantes crie qu’on devrait expulser tous les juifs. Présent, le Héros sens que ça va « se gâter ». Du coup, il se remet à parler :

1) Livres, 2) robes, 3) voyages

2) Robes

*— Les femmes n’entendent rien à la politique, s’écria le duc en fixant des yeux la duchesse. Car ce crime affreux n’est pas simplement une cause juive, mais bel et bien une immense affaire nationale qui peut amener les plus effroyables conséquences pour la France d’où on devrait expulser tous les Juifs, bien que je reconnaisse que les sanctions prises jusqu’ici l’aient été (d’une façon ignoble qui devrait être revisée) non contre eux, mais contre leurs adversaires les plus éminents, contre des hommes de premier ordre, laissés à l’écart pour le malheur de notre pauvre pays. »

Je sentais que cela allait se gâter et je me remis précipitamment à parler robes. V

 

22

*Qu’est-ce que la procrastination évoquée dans la Recherche ?

1) Une forme ancienne de crétinerie pathologique, 2) une forme de mastication, 3) la remise permanente d’une tâche à plus tard

3) La remise à plus tard

*cette habitude, vieille de tant d’années, de l’ajournement perpétuel, de ce que M. de Charlus flétrissait sous le nom de procrastination V

*Les difficultés que ma santé, mon indécision, ma « procrastination », comme disait Saint-Loup, mettaient à réaliser n’importe quoi, m’avaient fait remettre de jour en jour, de mois en mois, d’année en année, l’éclaircissement de certains soupçons comme l’accomplissement de certains désirs. VI

 

23

Quelle vocation le baron de Charlus a-t-il manquée ?

1) Bonne d’enfants, 2) conducteur de tramway, 3) peintre d’éventails

1) Bonne d’enfants

*« Mais qu’est-ce qu’il a ? c’est mon pardessus qu’il apporte, dit-il en voyant que Brichot avait si longtemps cherché pour un tel résultat. J’aurais mieux fait d’y aller moi-même. Enfin vous allez le mettre sur vos épaules. Savez-vous que c’est très compromettant, mon cher ? c’est comme de boire dans le même verre, je saurai vos pensées. Mais non, pas comme ça, voyons, laissez-moi faire », et tout en me mettant son paletot, il me le collait contre les épaules, me le montait le long du cou, relevait le col, et de sa main frôlait mon menton, en s’excusant. « À son âge, ça ne sait pas mettre une couverture, il faut le bichonner ; j’ai manqué ma vocation, Brichot, j’étais né pour être bonne d’enfants. » V

 

24

Quelle mauvaise farce Charlus fait-il à Mme de Mortemart ?

1) Il déverse du fumier devant son hôtel particulier le jour où elle reçoit, 2) il lui fait livrer des cafés glacés le jour où elle ne reçoit pas, 3) il séduit son valet de pied sous ses yeux

2) Il lui fait livrer des cafés glacés le jour où elle ne reçoit pas

*Mais déjà le nouveau regard furtif lancé sur elle avait fait comprendre à Édith tout ce que cachait le langage compliqué de M. de Charlus. Ce regard fut même si fort qu’après avoir frappé Mme de Valcourt, le secret évident et l’intention de cachotterie qu’il contenait rebondirent sur un jeune Péruvien que Mme de Mortemart comptait, au contraire, inviter. Mais, soupçonneux, voyant jusqu’à l’évidence les mystères qu’on faisait, sans prendre garde qu’ils n’étaient pas pour lui, il éprouva aussitôt, à l’endroit de Mme de Mortemart, une haine atroce et se jura de lui faire mille mauvaises farces, comme de faire envoyer cinquante cafés glacés chez elle le jour où elle ne recevrait pas, de faire insérer, celui où elle recevrait, une note dans les journaux disant que la fête était remise, et de publier des comptes rendus mensongers des suivantes, dans lesquels figureraient les noms connus de toutes de personnes que, pour des raisons variées, on ne tient pas à recevoir, même pas à se laisser présenter. Mme Mortemart avait tort de se préoccuper de Mme de Valcourt. M. de Charlus allait se charger de dénaturer, bien davantage que n’eût fait la présence de celle-ci, la fête projetée. V

 

25

Que peuvent croire les spectateurs de l’Opéra en voyant M. de Palancy souffler ? Compléter la liste : il souffre, dort, nage, respire…

1) caquète, 2) pond, 3) s’étouffe

2) Il pond.

*Le marquis de Palancy, le cou tendu, la figure oblique, son gros œil rond collé contre le verre du monocle, se déplaçait lentement dans l’ombre transparente et paraissait ne pas plus voir le public de l’orchestre qu’un poisson qui passe, ignorant de la foule des visiteurs curieux, derrière la cloison vitrée d’un aquarium. Par moment il s’arrêtait, vénérable, soufflant et moussu, et les spectateurs n’auraient pu dire s’il souffrait, dormait, nageait, était en train de pondre ou respirait seulement. III

 

26

Qu’est-ce que le prospectus du Grand-Hôtel de Balbec ne promet pas ?

1) La chère exquise, 2) des nuits de rêve, 3) un séjour de délices

2) Des nuits de rêve

*Je m’étonnais qu’il y eût des gens assez différents de moi pour que, cette promenade dans la ville, le directeur eût pu me la conseiller comme une distraction, et aussi pour que le lieu de supplice qu’est une demeure nouvelle pût paraître à certains « un séjour de délices » comme disait le prospectus de l’hôtel qui pouvait exagérer, mais pourtant s’adressait à toute une clientèle dont il flattait les goûts. Il est vrai qu’il invoquait, pour la faire venir au Grand-Hôtel de Balbec, non seulement « la chère exquise » et le « coup d’œil féerique des jardins du Casino », mais encore les « arrêts de Sa Majesté la Mode, qu’on ne peut violer impunément sans passer pour un béotien, ce à quoi aucun homme bien élevé ne voudrait s’exposer ». II

 

27

Quel métier rend-il millionnaire ?

1) Cafetier, 2) hôtelier, 3) restaurateur

1) Le propriétaire de Guillaume le Conquérant à Dives et 3) les Larivière

*C’est de la même façon que tout le monde a connu à Dives un restaurateur normand, propriétaire de « Guillaume le Conquérant », qui s’était bien gardé — chose très rare — de donner à son hôtellerie le luxe moderne d’un hôtel et qui, lui-même millionnaire, gardait le parler, la blouse d’un paysan normand et vous laissait venir le voir faire lui-même, dans la cuisine, comme à la campagne, un dîner qui n’en était pas moins infiniment meilleur et encore plus cher que dans les plus grands palaces. V

*Un neveu de Françoise avait été tué à Berry-au-Bac, qui était aussi le neveu de ces cousins millionnaires de Françoise, anciens cafetiers retirés depuis longtemps après fortune faite. Il avait été tué, lui, tout petit cafetier sans fortune, qui, parti à la mobilisation, âgé de vingt-cinq ans, avait laissé sa jeune femme seule pour tenir le petit bar qu’il croyait regagner quelques mois après. Il avait été tué. Et alors on avait vu ceci. Les cousins millionnaires de Françoise, et qui n’étaient rien à la jeune femme, veuve de leur neveu, avaient quitté la campagne où ils étaient retirés depuis dix ans et s’étaient remis cafetiers, sans vouloir toucher un sou ; tous les matins à six heures, la femme millionnaire, une vraie dame, était habillée ainsi que « sa demoiselle », prêtes à aider leur nièce et cousine par alliance. Et depuis près de trois ans, elles rinçaient ainsi des verres et servaient des consommations depuis le matin jusqu’à neuf heures et demi du soir, sans un jour de repos. Dans ce livre où il n’y a pas un seul fait qui ne soit fictif, où il n’y a pas un seul personnage « à clefs », où tout a été inventé par moi selon les besoins de ma démonstration, je dois dire à la louange de mon pays, que seuls les parents millionnaires de Françoise ayant quitté leur retraite pour aider leur nièce sans appui, que seuls ceux-là sont des gens réels, qui existent. Et persuadés que leur modestie ne s’en offensera pas pour la raison qu’ils ne liront jamais ce livre, c’est avec un enfantin plaisir et une profonde émotion que ne pouvant citer les noms de tant d’autres qui durent agir de même et par qui la France a survécu, je transcris ici leur nom véritable : ils s’appellent, d’un nom si français d’ailleurs, Larivière. VII

 

28

Où le Héros écrit-il ses premiers mots dans la Recherche ?

1) Dans la carriole du docteur Percepied, 2) dans sa chambre à Combray, 3) dans sa chambre à Paris

2) Dans sa chambre à Combray

*Mais avant de m’ensevelir dans le lit de fer qu’on avait ajouté dans la chambre parce que j’avais trop chaud l’été sous les courtines de reps du grand lit, j’eus un mouvement de révolte, je voulus essayer d’une ruse de condamné. J’écrivis à ma mère en la suppliant de monter pour une chose grave que je ne pouvais lui dire dans ma lettre. Mon effroi était que Françoise, la cuisinière de ma tante qui était chargée de s’occuper de moi quand j’étais à Combray, refusât de porter mon mot. I

*Il arrivait parfois qu’une page de lui [Bergotte] disait les mêmes choses que j’écrivais souvent la nuit à ma grand’mère et à ma mère quand je ne pouvais pas dormir, si bien que cette page de Bergotte avait l’air d’un recueil d’épigraphes pour être placées en tête de mes lettres.

 

 

*Sans me dire que ce qui était caché derrière les clochers de Martinville devait être quelque chose d’analogue à une jolie phrase, puisque c’était sous la forme de mots qui me faisaient plaisir, que cela m’était apparu, demandant un crayon et du papier au docteur, je composai malgré les cahots de la voiture, pour soulager ma conscience et obéir à mon enthousiasme, le petit morceau suivant que j’ai retrouvé depuis et auquel je n’ai eu à faire subir que peu de changements : I

 

29

Qui est une enjôleuse selon Françoise ?

1) Albertine, 2) Céleste Albaret, 3) Marie Gineste

Les trois :

*Françoise n’aimait pas du tout que celles qu’elle appelait les deux enjôleuses vinssent ainsi tenir conversation avec moi. Le directeur, qui faisait guetter par ses employés tout ce qui se passait, me fit même observer gravement qu’il n’était pas digne d’un client de causer avec des courrières. Moi qui trouvais les « enjôleuses » supérieures à toutes les clientes de l’hôtel, je me contentai de lui éclater de rire au nez, convaincu qu’il ne comprendrait pas mes explications. Et les deux sœurs revenaient. IV

*Ignorant que la situation d’Albertine auprès de moi n’avait pas été cherchée par elle mais voulue par moi (ce que, par amour-propre et pour faire enrager Françoise, j’aimais autant lui cacher), elle admirait et exécrait son habileté, l’appelait, quand elle parlait d’elle aux autres domestiques, une « comédienne », une « enjôleuse » qui faisait de moi ce qu’elle voulait. V

*Et cette vie, qu’eût reconnue si cruelle pour moi et pour Albertine quiconque eût connu mes soupçons et son esclavage, du dehors, pour Françoise, passait pour une vie de plaisirs immérités que savait habilement se faire octroyer cette « enjôleuse » et, comme disait Françoise, qui employait beaucoup plus le féminin que le masculin, étant plus envieuse des femmes, cette « charlatante ». V

 

30

Que répond le Héros à un vieux monsieur qui admire la rose qu’il porte à sa boutonnière ?

  1. l) Il l’envoie balader, 2) il la lui offre, 3) il reste silencieux

2) Il la lui offre

*Au moment où Elstir me demanda de venir pour qu’il me présentât à Albertine, assise un peu plus loin, je finis d’abord de manger un éclair au café et demandai avec intérêt à un vieux monsieur dont je venais de faire connaissance et auquel je crus pouvoir offrir la rose qu’il admirait à ma boutonnière, de me donner des détails sur certaines foires normandes. II

 

31

Question subsidiaire (pour départager les ex æquo)

En quoi la bougie se distingue-t-elle dans À la recherche du temps perdu ?

La bougie est le premier objet cité.

*Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » I

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

8 comments to “Quizz VIII, réponses et palmarès”

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  1. Oh, Patrice, now another summer has closed, along with your marvelously challenging quiz.

    Congratulations to our Champ…Thierry…and all the participants!

    Now that I know the answers, your questions make me feel that I have attended a Proust seminar! Love learning. Merci!

  2. Merci pour cet agréable moment Patrice. Bravo à tous les compétiteurs et longue vie à ce blog.

  3. Merci cher Patrice pour ce mois si enrichissant, compliments à Claude pour son efficace esprit de déduction et à Marcelita que j’admire beaucoup pour son travail régulier d’analyse de chaque question. Rendez-vous en décembre pour notre dernier Quizz…300 questions quand même, quel travail Patrice, encore merci!

  4. Carrramba, encore rrraté (sourire !) mais j’ai encore une dernière chance qui m’attend en décembre ! Merci Patrice pour ce jeu si proustien !

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