Proust et les happy few

Proust et les happy few

 

S’il est un travers ravageur avec l’approche de Proust, c’est bien son enfermement dans une élite.

Une vieille déclaration retrouvée dans mon grenier à archives illustre cet aveuglement. En 2013, la secrétaire d’État socialiste chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche introduit dans une loi la possibilité pour les universités de dispenser des cours dans d’autres langues que le français.

Que l’Académie française soit vent debout n’a rien d’illogique. Faut-il pour autant à la dame, Geneviève Fioraso, de se justifier, dans ainsi Libération : « Si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table, même si j’aime Proust… » ?

Ce pauvre Marcel renvoyé à ses chères élites ! Calamiteux de le réduire à ce destin. En attendant, Mme Fioraso, a été renvoyée à l’anonymat.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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