Marcel Proust n’est pas mort empoisonné par un champignon vénéneux

Marcel Proust n’est pas mort

empoisonné par un champignon vénéneux

 

Certes, l’hypothèse de l’amanite phalloïde assassine n’a jamais été émise dans le décès de l’auteur d’À la recherche du temps perdu… Je viens toutefois d’obtenir la confirmation de l’absurdité de la piste en faisant quelques pas dans mon jardin.

 

Est-ce la saison qui veut ça, mais entre les brins d’herbe, j’ai vu nombre de champignons de types variés dont voici des échantillons :

(Photos PL)

 

Ainsi, il ne pousse pas que des écrivains en herbe à Illiers-Combray. Nul en mycologie, incapable de reconnaître un champignon comestible d’un vénéneux, je me garderai bien de chercher à cuisiner ces « choses » à chapeau — ni animales ni végétales.

 

Pour nourrir, ce blogue, je suis parti à la cueillette des champignons dans la Recherche ! Je suis revenu le panier vide. Il n’y a pas le moindre pied de bolet, de girolle ni de cèpe chez Proust. Il n’a jamais écrit le mot même de champignon — hapax moins un !

 

Vous venez donc de lire une chronique creuse, vous changeant de toutes celles rédigées sur la base des occurrences.

 

Désolé !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Marcel Proust n’est pas mort empoisonné par un champignon vénéneux”

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  1. Ah, comment vous dire, Patrice, que votre ignorance mycologique vous rend parfaitement touchant, à mes yeux ?

    Car enfin, vous remarquez et prenez en photo, en les parant de mystères redoutés, les plus humbles, les plus communs et les plus quotidiens des champignons de nos jardins – qu’on ne consomme pas non à cause d’une dangerosité dont ils sont bien dépourvus (tout juste pourraient-ils vous conduire un peu trop lestement dans certains cabinets sentant l’iris…), mais à cause de leur parfait manque d’intérêt culinaire…

    Par contre, en ce moment, les cèpes de Bordeaux, les girolles et autres bolets abondent – et j’aurais bien envie de vous apprendre, à vous le globe-trotter qui n’avez peut-être pas eu le temps ou le goût, dans le passé, de vous pencher sur l’infinie richesse que nous procure le monde sensible, comment on cherche et comment on trouve les vrais rois des champignons comestibles : il suffit d’arbres, d’humus, de patience et d’attention, et voilà, le tour est joué…

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