Génération Proust

Génération Proust

 

Après la mère, le fils… Évelyne Bloch-Dano a de la suite dans les idées. Après son indispensable biographie de Jeanne Weil (Grasset), elle publie Une jeunesse de Marcel Proust (Stock).

 

Le point de départ est séduisant : elle a eu entre les mains l’album d’Antoinette Faure intitulé Confessions et ne s’est pas contentée des réponses du seul Marcel. Elle a identifié la moitié de la quarantaine d’autres adolescents (surtout des filles) qui ont rempli ce qui restera comme le « Questionnaire de Proust » et dont elle retrace formidablement la destinée.

[…]

Elle-même s’interroge dans l’ultime page de son impressionnant travail, à propos de l’auteur d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs : « Le souvenir l’effleura-t-il de ces filles qui l’entouraient tandis qu’il replissait sagement sa page de l’album ? » Redoutable question.

La couverture du livre est magnifique.

L’illustrateur mérite d’être cité, Thomas Danthony.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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  1. Bien d’accord sur le dessin, un peu moins sur le dessein ; j’ai en effet toujours un peu peur que la « traque » des éléments biographiques concernant Marcel Proust ne débouche que sur une confrontation entre l’oeuvre et la réalité qui l’inspira. Or, perso, peu me chaut si, oui ou non, (et pour prendre n’importe quel exemple), les pissotières des jardins des champs-élysées aient été, « pour de vrai », verts ou rouges, ou (pour revenir au livre indiqué), si les jeunes filles en fleurs peuvent être identifiées… Parce qu’à mon sens, une oeuvre littéraire comme celle de Proust transcende la réalité, et nous fait voir l’invisible. Tout le reste n’est donc pas littérature, mais simple anecdote historique. Encore plus précisément : les livres autour de la Recherche ne m’intéressent qu’en ce qu’ils dévoilent du lecteur de Proust, et c’est pourquoi la lecture de Painter n’est pour moi d’aucune utilité, sinon de démontrer à quel point une oeuvre universelle peut hanter (de façon un peu triste, car le biographe n’a PAS écrit l’oeuvre à laquelle il consacre sa vie) un individu lambda, non « génial », lui…

    Bon, je ne sais pas du tout si je suis claire, là, (et je ne voudrais surtout pas vexer personne), et puis je ne suis certes pas aussi « radicale » que cela. La Recherche ensemence une quantité phénoménale de sous-produits, dirons-nous simplement, de toutes sortes !

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