Proust en herbe (7)

Proust en herbe (7)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Théo Gaudin

 

Chère mère,

Suite au décès de ma tante, j’ai décidé d’écrire un livre sur Illiers ; je décrirais d’abord le clocher de l’église qui est majestueux, grandiose et magnifique. Après, je décrirais le pré Catelan, le jardin de mon oncle, je dirais qu’il est très mignon avec toutes ses fleurs, la haie qui le borde, ses petits bâtiments comme les pigeonniers que mon oncle a ramenés d’un de ses voyages ; je dirais aussi que ce magnifique jardin se trouve le long d’une rivière qui se nomme le Loir. Par la suite, je parlerais du pensionnat qui est impressionnant car il est très grand. Je parlerais de cette jolie place où l’église a été construite, je dirais qu’elle est très belle. Pour mon livre, je parlerais de moi, bien sûr pas directement car je serais le narrateur. Dans ce livre, je prendrais notre tante comme modèle pour faire un personnage, par exemple celui de la tante du narrateur, que je nommerais tante Léonie. J’utiliserais Ernestine Gallou, la cuisinière, comme modèle pour mon livre, je pense que je la renommerais Françoise et que ce serait l’amie de tante Léonie. Je parlerais de mon enfance dans ce livre, je dirais que mon meilleur souvenir d’enfance c’est le goût des madeleines que faisait notre tante.

Votre fils,

Marcel

 

 

Téva Giot

 

Chère Maman,

Mère, je suis à Illiers.

Je suis allé près de la rivière et en regardant les feuilles tomber dans l’eau, cela m’a rappelé ma tante quand je mangeais ses madeleines avec son thé.

En me dirigeant vers le centre ville d’Illiers je regardais l’église qui était éclairée par le soleil.

Quand j’étais petit j’aimais beaucoup aller au pré Catelan pour y jouer avec ma tante.

Quand j’allais chez ma tante je jouais dans le jardin et parfois je mangeais des madeleines avec elle, et en y repensant Illiers n’a pas beaucoup changé.

J’aime beaucoup parler de cette jolie ville, j’aime retourner au pré Catelan et regarder les belles fleurs.

Mère je dois te dire quelque chose d’important, je veux devenir écrivain et je sais déjà ce que je vais écrire. Je vais écrire en parlant de cette belle ville que j’aime tout particulièrement et de ce que je faisais quand je partais en vacances chez ma tante Elisabeth.

Mère, à bientôt.

Marcel

 

 

Enzo Henneghien

 

Chère mère,

Ma tante Elisabeth est décédée, en son honneur je souhaiterais devenir écrivain pour raconter ma vie à Illiers quand je passais du temps avec ma tante au jardin du Pré Catelan.

Dans ce jardin, j’adorais manger des madeleines que ma tante Elisabeth me préparait avec tant d’amour et tant de patience. Actuellement, je suis dans le lit de ma tante pour t’écrire cette lettre. Je regarde par la fenêtre et je contemple le clocher de l’’église que ma tata aimait regarder depuis sa fenêtre, je regarde les gens qui passent pour aller à la boulangerie du coin, je pense très fort à ma tante qui est décédée d’une maladie grave, elle a dû prendre beaucoup de médicaments très fatigants pour son pour son âge.

Je contemple une photographie de ma tante comme si elle était à côté de moi. Je me suis baladé dans Illiers et je me suis dirigé vers le jardin du Pré Catelan, je me suis couché sur l’herbe à côté d’une grande haie d’aubépines que je sens avec beaucoup de plaisir car elles me rappellent ma tante.

Je t’envoie cette lettre d’Illiers,

Baisers,

Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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