Proust en herbe (6)

Proust en herbe (6)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Mady Dumont

 

Chère Mère,

Aujourd’hui, nous sommes le 14 Septembre 1886 et suite à la mort de tante Elisabeth qui m’a terriblement bouleversé, je suis allé me changer les idées en me promenant dans notre petite ville d’Illiers. Je suis allé visiter le petit jardin (le pré Catelan) et aussi la vieille église qui n’a pas changé et est toujours aussi belle. Elle est toujours entourée de petits magasins ; des pigeons volent tout autour d’elle.

Te rappelle-tu quand nous passions devant cette vieille église pour aller chercher des madeleines pour le dîner ? Que c’était bien ! Après le décès de tante Elisabeth qui m’a tant ému, j’ai eu envie de goûter une de ces fameuses madeleines, ce que je suis allé faire pour le goûter.

Par ailleurs, très chère mère, une idée m’a traversé l’esprit : créer un livre qui aurait comme titre Illiers. Ce n’est qu’une idée, mais j’aimerais rassembler mes souvenirs à Illiers pour créer une histoire. Je ne suis pas sûr de décrire exactement la ville, j’aimerais la modifier un peu, qu’elle soit pleine de joie.

Je t’écris actuellement depuis ma chambre chez oncle Jules. Hier, j’ai parlé à Ernestine, la cuisinière, qui est toujours aussi gentille. Nous avons reparlé de tante Elisabeth. Cela me donna envie de retourner encore sur les bancs du pré Catelan, ce que je fis. En arrivant là-bas, je me piquai avec la haie d’aubépines, j’écoutai l’eau couler. Les oiseaux chantaient, les feuilles tombaient des arbres et les fleurs tourbillonnaient.

Au revoir, chère mère,

Marcel

 

 

Théo Famin

 

Chère mère,

Je suis à Illiers suite au décès de ma tante, je pense y être pour la dernière fois. Je me suis rendu au Pré Catelan, toujours aussi joli ce parc, avec toujours autant d’arbres, autant d’oiseaux qui chantaient et la haie d’aubépines toujours présente. Le centre ville n’a pas changé non plus composé d’anciennes maisons faites de bois. L’église est toujours la même, les habitants sont toujours gentils et surtout ils ont toujours le même sourire. La gare d’Illiers n’a pas pas bougé, toujours les mêmes trains qui partent et qui reviennent, quelques personnes prennent le train. Toutes ces belles petites fleurs aussi partout dans Illiers avec ces couleurs ces petits coins d’eau qui longent la ville d’Illiers. Ces petites balades que l’on peut faire dans Illiers à coté des coins d’eau avec ces petits ponts ces petits prés où l’on peut y retrouver des chevaux, des poules, des grenouilles sur les nénuphars, des ânes et le bruit des oiseaux qui survolent Illiers.

Mère j’ai quelque chose à te dire : j’aimerais devenir écrivain. Je sais déjà ce que je vais écrire, je voudrais parler de la ville d’Illiers. J ‘aimerais parler de cette jolie ville où j’ai vécu quand j’allais en vacances chez ma tante Elisabeth, où je trouvais du bonheur.

Chère mère, je te dis à bientôt.

Baisers.

Marcel

 

 

Sandie Fontaine

 

Chère mère,

Aujourd’hui, je suis bien chez mon oncle. Si je t’écris cette lettre, c’est pour te raconter ce que j’ai vu depuis le départ de tante Elisabeth. Chaque jour est un vrai moment de bonheur passé à Illiers à me promener. C’est comme un petit bout de paradis où nous pouvons nous détendre. A chaque endroit où je vais, je suis subjugué par la beauté du paysage. Le premier endroit où je voulus aller, c’est mon petit jardin secret : le pré Catelan où l’eau coule telle une musique douce. Les petites maisons où je me cachais dedans juste pour le plaisir sont toujours là. Ce que j’aime par dessus tout, c’est m’allonger dans l’herbe fraîche et écouter chaque bruit que m’offre cette nature incomparable.

J’aime aussi suivre la rivière qui coule lentement c’est très joli et agréable à regarder. Cela me permet ainsi de me diriger vers le lavoir où il y a des reflets multicolores, comme un arc en ciel.

Autour du lavoir j’aime m’asseoir et lire un livre, tout en le contemplant, avec ses magnifiques pierres claires comme foncées. J’aime me reposer des heures en ce lieu.

Je vais souvent également contempler les plus belles maisons autour de la petite place qui a un charme sublime. Sur le sol, des pierres sont incrustées délicatement. La jolie fontaine verte avec ses deux enfants posés en douceur s’y trouve toujours. A côté, une grande église sculptée en style romain mais avec sa part d’originalité. J’aime regarder ses superbes vitraux avec ses magnifiques couleurs. Ce clocher n’est pas un clocher comme les autres, il a un son magnifique que je pourrais écouter pendant des jours et des jours.

Je passe de très bons moments, je vous aime.

Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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