Proust en herbe (17)

Proust en herbe (17)

 

Les dernières rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

James Thumerel

 

Chère mère,

Je t’écris cette lettre pour te raconter combien je me sens triste depuis le décès de ma tante mais c’est ainsi, cela me passera un jour.

Je souhaitais aussi te parler d’Illiers : j’ai revu cette église si fascinante et si jolie de l’intérieur comme de l’extérieur ! Nous sommes calmes et apaisés quand nous rentrons dedans. J’ai vu aussi la gare avec une belle voie ferrée qui est ainsi empruntée par des trains.

On peut également observer de petites maisons tout aussi charmantes que ravissantes avec un adorable jardin fleuri, il y a aussi un pensionnat dans lequel les enfants apprennent et travaillent comme dans une école sauf qu’en pensionnat on y dort.

Je n’oublie pas non plus le pré Catelan avec des grands sapins, une petite mare ainsi que deux petits ponts mais aussi une grande mare magnifique avec des nénuphars, quelques bancs, sur le côté une centaine de pieds de fleurs, un mini moulin avec une sorte de petite grotte et quelques portes, des chemins de pierre qui nous font traverser le pré Catelan dans lequel nous pouvons entendre le merveilleux chant des oiseaux.

Je t’aime maman, j’espère que tu vas bien.

Marcel

 

 

Lorie Viollette

 

Ma très chère mère

Aujourd’hui je vous écris d’Illiers. J’espère que vous allez bien. J’ai une très grande peine que ma tante soit morte. Tous les matins, je pleure devant son lit. Je me promène.

En me promenant j’ai eu l’idée d’écrire sur Illiers, tout en racontant une histoire. Je ne pense pas revenir pour le moment car j’aimerais écrire mon livre à Illiers. Pour me réconforter, j’ai demandé à Ernestine d’aller me chercher des madeleines. Je suis allé au Pré Catelan aussi. Une fois le portique passé, je crus être dans un rêve. L’eau ruisselait, les oiseaux chantaient. Les feuilles tombaient devant moi, il y avait des oiseaux qui picoraient dans les perchoirs.

Votre très cher fils,

Marcel

 

 

Bastien Weniger

 

Ma chère mère,

Je vous donne d’abord le bonjour. Je vous écris pour vous faire parvenir mes émotions concernant ce beau village qu’est Illiers. Les paysages de la Beauce, jaunis par le colza, m’emportent dans des rêves doux et tendres. Le haut clocher de l’église Saint-Jacques, que je puis voir depuis la maison de tante Elisabeth, me donne de légers vertiges lorsque je m’en approche. J’ai pu apercevoir les deux lavoirs en me promenant en direction du pré d’oncle Jules que j’ai enfin pu visiter entièrement, le pré Catelan. J’ai longé la longue haie d’aubépines et je me suis piqué le doigt en tentant d’effleurer la tige d’une des fleurs. J’ai ensuite contemplé la petite goutte rouge carmin dépassant de mon index. A l’intérieur du pré serpente une douce et longue rivière privée de son courant. Il me suffit de me détendre et de fermer les yeux pour m’emplir de l’atmosphère du pré, calme et légère. Je ne t’ai pas parlé de la gare, elle se porte fièrement. J’ai eu la chance de déguster les mets du restaurant juste à côté. Une explosion de saveur m’emplit la bouche.

Je voulais vous parler, ma douce mère, de mes projets à venir, de mon vœu de devenir écrivain, de faire chanter me plume sur le papier et de la faire danser en versant l’encre qu’elle contient, tout en exprimant mes pensées enfouies au plus profond de mon être, de mon âme. Dans mes livres, je veux partager les expériences que je vis au quotidien, y conter mes vacances à Illiers. Mes idées sont toutes enfouies dans mon imagination. Je veux parler des gens qui m’entourent, des villes qui bordent Illiers actuellement. Vous rappelez-vous de la jeune Jeanne Pouquet ? Je suis sûr qu’elle y serait. Elisabeth, serait Léonie. Robert ne serait pas présent cependant… Je reste indécis quant aux autres personnes qui apparaîtront dans mes œuvres. Bien sûr, ma réalité sera tout à fait transformée. Malgré toutes mes indécisions, et suite à la triste mort de tante Elisabeth, Illiers deviendrait Combray et j’espère que je pourrais finir par faire aboutir mon projet de livre…

Sur cet espoir, je vous souhaite un au revoir

Je vous embrasse,

Votre fils, Marcel

 

 

Et voilà, c’est fini. Que deviendront ces jeunes collégiens d’Illiers-Combray ? Certains deviendront-ils écrivains ? Tout ce qu’on leur souhaite, c’est de s’accomplir bravement.

 

Bravo et merci à Marie, Tiphaine, Hugo, Lucie, Noémie, Tiphaine, Manon, Valentin, Léandre, Romane, Evan, Corentin, Julie, Mady, Théo, Sandie, Théo, Enzo, Hugo, Marine, Chloé, Mattéo, Kylian, Alban, Charlaine, Noé, Stevan, Swann, Laëtitia, Robin, Oudaï, Manon, Doriane, Mathilde, Lucas, Florent, Eva, Olivia, Pierre, Gaby, Alexis, Gaylord, Hugo, Prescillia, James, Lorie, Bastien… et bien sûr à Arthur, leur prof.

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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