Proust en herbe (15)

Proust en herbe (15)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Pierre Saison

 

Chère Mère,

En ce jour, je me suis promené dans les rues quand je vis un chien sur la route du pré Catelan, il voulait que je l’adopte il était très mignon, c’était un dalmatien. En allant vers la rivière je vis des canards, je leur donnai du pain. Derrière la haie d’aubépines, je vis une jeune fille charmante, mais quand je voulus aller la voir, sa mère l’appela. Puis je rentrai et Ernestine, la cuisinière, m’avait préparé une tasse de thé avec une madeleine : elle me fondait en bouche !

Ensuite, nous allâmes avec Oncle Jules du côté de chez Swann. Je croisai Madame Goupil qui me demanda si je n’étais pas trop triste depuis que tante Elisabeth était au Paradis ; elle avait les larmes aux yeux.

En t’écrivant cette lettre, je me dis que j’aimerais devenir écrivain.

Baisers, à bientôt,

Marcel

 

 

Gaby Schiappi

 

Chère mère,

Je t’écris d’Illiers où la présence de tante Elisabeth est toujours aussi forte.

Te rappelles-tu cette belle et grandiose place où les personnes marchent en regardant au moins une fois cette église ornée de pierres plus anciennes les unes que les autres, formant la robe magnifique de l’église ?

Te souviens-tu du Pré-Catelan, ce grand et unique jardin de Oncle Jules, qui dès l’entrée montre le bonheur que la flore dégage, comme cette herbe verdoyante ou ces arbres qui montrent le ciel bleu clair ?

J’aimerais écrire un livre unique en son genre qui parlerait d’ Illiers.

Les personnes, les endroits… Je changerais les noms de tous, les lieux évoqués et même le nom du village, même si je ne sais pas encore comment l’appeler.

Tante Elisabeth deviendrait Tante Léonie qui voudrait tout savoir sur tout comme les animaux, les enfants…

Je parlerais de ce que j’aime mes gourmandises, mes activités…

Baisers

Marcel

 

 

Alexis Schklartschick

 

Bonjour mère,

Je voulais vous écrire une lettre pour vous donner de mes nouvelles. Je me balade dans les rues d’Illiers pour chercher des idées pour plus tard, si j’écris des livres. Je suis déçu de ne plus avoir ma tante avec moi. Je me promène de temps en temps au Pré Catelan. Il y a un moulin, des bancs, un puits et de très jolies fleurs. Le matin, quand je me réveille, je vais chercher le pain. Je suis parti voir mon grand-père et il m’a demandé si je voulais bien pêcher avec lui, donc j’ai dit oui et nous sommes partis pêcher. Je demande à mon grand-père si en rentrant de la pêche nous pouvons faire des madeleines, et il m’a dit oui mais à une condition : il fallait que je ramène un poisson pour le manger le soir. On a donc attendu que je pêche un poisson. Et tout à coup, je sens quelque chose tirer sur ma canne mais en réalité j’étais accroché à une branche. Grand-père en avait assez donc il est rentré mais je suis resté. Dix minutes plus tard, j’ai à nouveau quelque chose qui tire sur ma canne. Et là, c’était un très gros poisson. Je le sors de l’eau et après je le ramène chez mon grand-père. Et quand j’ouvre la porte je le vois sur la table à manger des madeleines avec un verre de lait. J’espère que vous allez bientôt m’envoyer de vos nouvelles.

Baisers,

Votre fils, Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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