Proust en herbe (14)

Proust en herbe (14)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Florent Robutel

 

Bonjour chère maman,

J’espère que tout va bien pour vous. Je suis arrivé à Illiers et je voulais vous dire que rien n’a changé : la maison de tante Elisabeth et d’oncle Jules est toujours aussi grande et magnifique, même que j’ai eu l’autorisation de rentrer dans la chambre de tante Elisabeth.

Je suis parti me promener dans Illiers, les rues sont toujours aussi splendides que dans mes souvenirs.

Aujourd’hui, je suis allé m’acheter des madeleines à l’endroit où tante Elisabeth allait les acheter. Je les ai dégustées avec beaucoup de tristesse car cela m’a fait penser à elle. Je suis énormément triste qu’elle soit décédée, je me sens seul sans elle. Mais même si je suis triste ces madeleines étaient très bonnes. Je voudrais aussi vous dire que mon plus grand rêve serait de devenir écrivain et je voulais avoir votre avis.

Aujourd’hui était ma dernière journée et j’ai décidé d’aller visiter le pré Catelan.

Il est juste magnifique, c’est le plus beau jardin que j’ai vu jusqu’à aujourd’hui, il y a des fleurs de toute les couleurs. Tout cela pour vous dire que c’était un très beau séjour malgré la disparition de ma tante Elisabeth.

A très bientôt,

Marcel

 

 

Eva Rouable

 

Chère Mère,

Je suis en ce moment à Illiers, ce qui me rappelle des souvenirs avec ma tante qui est morte il y a peu de temps.

Je me promenais dans la ville d’Illiers quand je vis un magnifique jardin, c’était celui de mon oncle dans lequel j’allais souvent avant. Il y avait plein d’arbre, des fleurs, des endroits humides. Il y avait plein de maisons vieillottes, j’aime beaucoup. De plus, la joie de vivre ici est forte ; ce n’est pas comme à Paris, ici c’est la campagne. Je m’imagine bien décrire ce village dans un livre.

J’espère que je pourrai rester le plus longtemps possible avec mon oncle. Tous les Islériens sont gentils ici, tout le monde te dit bonjour et prend des nouvelles. Tout paraît plus simple !

Il y a un endroit que j’aime par dessus tout ici, il est grand, c’est un grand pré magnifique surtout en été, dans lequel on trouve des arbres gigantesques, surtout un qui a des feuilles qui retombent. Il y a aussi plein de différentes fleurs, de plusieurs couleurs. Un autre pré plus petit me plaît également, à côté d’une sorte de lac.

Malgré la beauté de ce village, tante Elisabeth nous manque énormément…

Marcel

 

 

Olivia Sagot

 

Chère mère,

Je t’écris cette lettre car j’ai tellement de choses à te dire en revenant à Illiers. Je me promenais dans les rues d’Illiers avec ces arbres verts qui devenaient jaune orangé, en pensant à ma tante, à mes souvenirs étant petit, quand je venais tous les ans et que je m’amusais chez ma tante. Maintenant, je suis vraiment triste de penser à ma tante qui nous a quittés.

En me promenant dans Illiers, je suis allé voir le petit endroit que j’avais réalisé à côté de l’église en pierre avec son clocher ; les buissons commençaient à faner, c’était tellement joli l’été et au printemps car il y avait de jolis arbres fruitiers et fleuris. Les fleurs étaient de toutes les couleurs : rose, rouges, jaunes, orange, mauves…

Il y avait tellement de souvenirs qui me revenaient en tête, je ressentis le goût de la madeleine dans ma bouche, elle était délicieuse, belle, et goûtue. Je voyais les maisons en pierre, le lavoir qui était en pierre grise bordé d’eaux aux reflets multicolores.

Je me rendis également au pré Catelan, bout de paradis de mon enfance, ce joli parc joyeux, calme et même temps reposant. En arrivant là-bas je contemplai cette haie d’aubépines verte et franchement belle et bien taillée, je vis cette petite cabane, ce petit kiosque vert, orange et rose. Ces beaux arbres verts avec leurs fleurs jaunes, orange, rouges, rose… J’empruntai la montée en gravillons marron, gris et beige foncé et quand j’arrivai en haut, on voyait un rond profond avec cette verdure haute. En descendant, je m’allongeai dans l’herbe et j’entendis l’eau couler, les oiseaux chanter, l’église sonner et tout cela créait une douce mélodie. En repartant, je passais par les petits chemins étroits, les petits ponts en bois. Enfin sortie, je retournai à la maison de mon oncle.

Revenir m’a fait beaucoup de bien et je pense que je pourrais écrire un livre pour raconter toute ces magnifique choses, évoquer mon enfance et ma chère tante.

Je t’embrasse,

Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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