Proust en herbe (12)

Proust en herbe (12)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Oudaï Paquet

 

Chère mère,

Je t’écris cette lettre car j’ai tellement de choses à te dire en revenant à Illiers. Je me promenais dans les rues d’Illiers avec ces arbres verts qui devenaient jaune orangé, en pensant à ma tante, à mes souvenirs étant petit, quand je venais tous les ans et que je m’amusais chez ma tante. Maintenant, je suis vraiment triste de penser à ma tante qui nous a quittés.

En me promenant dans Illiers, je suis allé voir le petit endroit que j’avais réalisé à côté de l’église en pierre avec son clocher ; les buissons commençaient à faner, c’était tellement joli l’été et au printemps car il y avait de jolis arbres fruitiers et fleuris. Les fleurs étaient de toutes les couleurs : rose, rouges, jaunes, orange, mauves…

Il y avait tellement de souvenirs qui me revenaient en tête, je ressentis le goût de la madeleine dans ma bouche, elle était délicieuse, belle, et goûtue. Je voyais les maisons en pierre, le lavoir qui était en pierre grise bordé d’eaux aux reflets multicolores.

Je me rendis également au pré Catelan, bout de paradis de mon enfance, ce joli parc joyeux, calme et même temps reposant. En arrivant là-bas je contemplai cette haie d’aubépines verte et franchement belle et bien taillée, je vis cette petite cabane, ce petit kiosque vert, orange et rose. Ces beaux arbres verts avec leurs fleurs jaunes, orange, rouges, rose… J’empruntai la montée en gravillons marron, gris et beige foncé et quand j’arrivai en haut, on voyait un rond profond avec cette verdure haute. En descendant, je m’allongeai dans l’herbe et j’entendis l’eau couler, les oiseaux chanter, l’église sonner et tout cela créait une douce mélodie. En repartant, je passais par les petits chemins étroits, les petits ponts en bois. Enfin sortie, je retournai à la maison de mon oncle.

Revenir m’a fait beaucoup de bien et je pense que je pourrais écrire un livre pour raconter toute ces magnifique choses, évoquer mon enfance et ma chère tante.

Je t’embrasse,

Marcel

 

 

Manon Pelletier

 

Chère mère,

J’espère que tu vas bien ; tu me manques déjà !

Je suis bien arrivé par la gare d’Illiers.

J’ai revu l’oncle Jules, il a bien changé ! Tu lui manques beaucoup. En rentrant dans la maison de Tonton, j’ai trouvé que la décoration n’avait pas changé. Je me suis remémoré tous les bons souvenirs passés avec Tata, quand je lisais des livres dans la salle à manger, quand j’attendais mon baiser du soir, quand elle regardait, allongée sur son lit, des personnes dans la rue en se demandant où elles pouvaient aller ! Elle me manque tellement, j’aimerais tellement la reprendre dans mes bras… Malheureusement, elle n’est plus là mais elle reste dans nos cœurs pour toujours.

J’ai retrouvé le village et la place de l’Église à l’identique. J’ai revu les gentils commerçants qui étaient très heureux de me revoir.

En retournant au pré Catelan, un endroit que j’aimais tant, ce ne fut plus le même plaisir de sentir les fleurs et de voir cette si belle nature car Tante Elisabeth n’était plus là…

Mais hier au pré Catelan j’ai aperçu par la haie d’aubépines une jeune fille dont je ne connaissais pas l’existence. Elle me parut si belle que j’en perdis la parole. Elle était blonde avec des yeux noirs si intenses qu’il me fut impossible de me rappeler s’ils étaient vraiment noirs ou bleu azur. Elle m’a évité et je ne sus pourquoi. J’espère malgré cela la revoir un jour.

J’aimerais plus tard me réincarner dans la vie de Tata en restant dans le lit et en contant des histoires à mes proches, comme elle le faisait si bien ! Quand elle ne connaissait pas quelqu’un, elle demandait à Ernestine, la cuisinière, de se renseigner. En repensant à Ernestine, je me souviens comme elle demandait souvent à son aide de cuisine de faire des asperges alors qu’elle détestait ça, pour qu’elle démissionne ! En tout cas, Ernestine va toujours aussi bien.

Mon rêve serait d’être écrivain pour écrire des romans sur Illiers, son clocher, le pré Catelan, ma rencontre avec la jeune fille inconnue, les histoires de Tata…

Je pense fort à toi, tu me manques Maman !

A très bientôt,

Marcel, ton fils

 

 

Doriane Pena

 

Ma très chère mère,

Je suis bien arrivé à Illiers, mais maintenant que ma tante est décédée, y aller ne me fait plus le même effet que quand j’étais plus jeune.

La maison de tante Elisabeth est magnifique avec à l’entrée un grand marronnier et une allée remplie de beaux arbres, on trouve sur la façade de la maison des dalles qui donnent un petit côté oriental plutôt original à cette maison. De plus, elle est vraiment très grande.

En me promenant dans les rues, je me rends compte à quel point Illiers est vraiment une très belle ville et que lors de mon enfance je n’y prêtais absolument aucune attention. On y trouve un Pré Catelan rempli d’arbres majestueux, de grands espaces verts ainsi qu’une superbe haie d’aubépines avec des fleurs blanches toutes plus belles les unes que les autres.

Cette ville m’inspire vraiment beaucoup pour écrire un roman, elle me donne une grande envie de devenir écrivain ; je suis très motivé, ce livre serait un hommage à ma tante.

Dans ce livre je décrirais cette superbe ville d’Illiers sous le nom de Combray. Dans cette ville tout le monde se connaîtra, et chaque endroit sera ressemblant à Illiers, car à mes yeux cet endroit est vraiment comme un paradis sur Terre.

Je t’embrasse

Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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