Proust en herbe (10)

Proust en herbe (10)

 

Trois nouvelles rédactions de collégien(ne)s d’Illiers-Combray endossant l’identité du jeune Marcel :

 

Charlaine Le Peroux

 

Chère Mère,

Je vous écris suite aux décès de tante Elisabeth. Je me souviens d’elle lorsqu’elle regardait par la fenêtre, et qu’elle voulait tout savoir sur les personnes qui habitaient à Illiers.

Ernestine Gallou, la cuisinière, est une personne très gentille car elle m’aide à supporter ma douleur. Je suis parti me promener dans Illiers, précisément sur la place de l’église pour me rappeler tante Elisabeth.

La place de l’église, un endroit où il y a plein de fleurs, d’arbres, d’oiseaux et de personnes. L’église a des vitraux toujours magnifiques, de toutes les couleurs : bleu, vert, rouge, jaune… C’est pour ça que j’aime autant la place de l’église et l’église.

Je vous embrasse Maman, je vous aime,

Marcel

 

 

Noé Maerten

 

Chère Mère,

Revenir a Illiers après toutes ces années pour l »enterrement de ma tante m’a fendu le cœur. Mais pour ne pas y penser, je suis allé me promener dans des endroits d’Illiers que j’aime.

Comment parler des endroits que j’aime sans parler du Pré Catelan ! Cet endroit magnifique où des centaines de variétés de plantes et de végétaux poussent ! Ce lieu est si reposant que l’on peut faire une petite sieste à l’ombre des marronniers.

 

Il y a aussi ce petit jardin de l’autre coté du gué du cochon, avec un potager et des chevaux si paisibles. Des fraises, des framboises et toutes sortes de variété de fruits et de légumes possibles s’y trouvent. Les quatre chevaux gambadent dans le pré avec fougue et vivacité. Depuis ce jardin, nous pouvons apercevoir le clocher de Saint-Jacques.

D’ailleurs le clocher de Saint-Jacques s’enorgueillit d’une façade forte et impressionnante avec ces cloches qui sonnent d’un son aigu répété. Tante Elisabeth disait que le clocher, d’une très grande beauté, était habité par les dieux. Au pied du clocher se trouve la place. Sur cette place, il y a toute sortes de boutiques.

Mère, il y a aussi autre chose que je dois te dire. Je sais ce que je veux faire plus tard. Je voudrais être écrivain. J’aimerais écrire un roman sur Illiers. Regroupant tous ces endroits que j’aime bien tels que le Pré Catelan.

J’espère que tout va bien à Paris pour toi.

Je t’aime. Au revoir.

Marcel

 

 

Stevan Moreau

 

Chère Mère

Je suis triste d’avoir perdu ma tante mais cela fait partie de la vie. Et pour cela je me suis promené dans Illiers, près du Pré-Catelan. En regardant le Loir couler près de moi et en voyant les feuilles mortes tomber des arbres, cela m’a rappelé les madeleines qu’elle trempait dans son thé. Puis, je me suis dirigé vers le Pré-Catelan pour lire un livre qu’Elisabeth aimait. La nuit tomba et je restai dans le jardin pour écrire cette lettre que tu es actuellement en train de lire. Sur le chemin de retour, je rencontrai mes amis qui me remontèrent le moral et nous parlâmes ensemble. Maman je dois te laisser.

Je t’embrasse.

Marcel

 

 

Demain, trois autres rédactions.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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