Comment j’ai failli participer à un colloque universitaire

Comment j’ai failli participer à un colloque universitaire

 

Rendez-vous manqué… Il y a quelques mois, je vois passer l’appel à contributions pour un colloque organisé en septembre prochain à l’université du Minho à Braga, au Portugal. Le thème : La Belle Époque revisitée ».

 

J’envoie une idée de communication : « Proust et les bains de mer ». Quelque temps plus tard, je reçois une réponse commençant par « Cher Collègue » : Le Comité Scientifique du Colloque International (les majuscules ne sont pas de moi) a retenu ma proposition. La suite signale que les communications durent vingt-cinq minutes (au maximum) et que dans nouveau me sera communiqué le programme prévisionnel. »

 

Fier de ce rendez-vous, je constate effectivement que j’interviendrai le second jour du colloque, le 21 septembre à 10 h.

 

Je me voyais déjà à Braga :

 

Je m’imaginais au milieu d’universitaires portugais, brésiliens, hollandais et français.

Un détail manquant me titillait cependant : aucune information sur la prise en charge de mon voyage et de mon hébergement. Nouveau courriel de ma part et voici la réponse que j’ai reçue de Maria do Rosário Girão Ribeiro dos Santos, Professeure Associée, Département d’Études Romanes, Institut des Lettres et Sciences Humaines, Université du Minho, Campus de Gualtar, Braga, Portugal,  après le « Cher Collègue » devenu rituel : « Vous devrez payer votre voyage, votre hébergement et votre inscription au Colloque (prix de l’inscription: 125 euros). »

 

La surprise m’a été amère. J’ai donc du décliner l’invitation : « Dans ces conditions, veuillez annuler ma participation : je n’ai pour moyens d’existence que ma retraite et ne puis donc assumer ces dépenses. Sans doute à la différence des universitaires, je ne puis me faire aider par aucune structure. Soyez assurée que je le regrette bien. »

 

Et mon interlocutrice a refermé le rideau : « Je suis désolée, mais notre Université ne peut pas vous inviter. Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à notre Colloque et peut-être… un jour plus tard… on se verra à Illiers-Combray. Je vais annuler votre participation. »

 

Je me retrouve avec mon intervention sur les bras et ne connaîtrai jamais les rives du Rio Este. Je recevrai avec plaisir celle qui a failli être ma « chère collègue » sur celles du Loir.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Colloque est absent de la Recherche.

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

3 comments to “Comment j’ai failli participer à un colloque universitaire”

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  1. Bibi, j’aurais appelé le colloque, plutôt que « la Belle époque revisitée » : « à la recherche de la Belle époque »… N’ayez donc aucun regret, Patrice !

  2. Il me semble que la règle générale dans les colloques, congrès, symposiums, conférences et autre séminaires est que les participants paient un droit de participation et leur voyage. Ce qui ne pose pas de problème si vous participez pour la société qui vous emploie et qui paie donc les frais.
    Les portugais ont appliqué cette règle, mais il ne savent pas ce qu’ils on perdu.

  3. Mais l’idée est excellente…pourquoi ne pas la conserver et imaginer en 2018 par exemple une journée de communications ( un colloque en quelque sorte ) à Illiers-Combray avec les lecteurs du blogue ?

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