Sceller le serment de Combray, bis

Sceller le serment de Combray, bis

 

Bis repetita placent… Un jeune confrère béninois m’a fait le plaisir de venir à Illiers-Combray — par amitié et, le cas échéant, pour s’initier au proustisme.

Il s’appelle Hermann Boko. Comme Mikaïla Issa qui l’a précédé, il a été mon étudiant. Après être devenu contributeur au Monde-Afrique, il a repris des études à la prestigieuse ESJ de Lille.

 

Je l’ai emmené chez tante Léonie, au Pré Catelan en passant par l’église d’Illiers-Combray, faisant le détour de Saint-Éman et de Tansonville. Je lui ai donc raconté la madeleine amollie et le baiser maternel, la chapelle de la duchesse et le petit raidillon.

 

 

 

Et puis, à la Maison de tante Léonie, je lui ai offert Du côté de chez Swann.

(Photo Sampac)

(Photos PL)

Hermann, à son tour, a conclu avec moi le Serment de Combray : il lit le roman. S’il va jusqu’au bout et s’il l’a aimé, il me le fait savoir et je lui envoie — où qu’il se trouve alors — À l’ombre des jeunes filles en fleurs. S’il le lit, va jusqu’au bout et l’aime, il me l’indique et je lui envoie Le Côté de Guermantes. S’il le lit, etc., etc. jusqu’au Temps retrouvé.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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