Les Aubépines en marche

Les Aubépines en marche

 

Il y a deux façons d’observer la Journée des Aubépines : à la longue vue ou à la loupe.

 

Dans le premier cas, la cuvée 2017 du rendez-vous cultissime que la Sampac organise chaque année à Illiers-Combray est très classique : des conférences, un déjeuner, une balade en car rythmée de lectures proustiennes — finalement, du conventionnel qui ne risque ni de rebuter ni d’enthousiasmer les fidèles formant le gros bataillon des pèlerins.

 

L’autocar

 

La procession du raidillon…

 

… devant une haie sans aubépines — qui mériterait d’être taillée.

 

(Je regrette de ne pouvoir montrer les conférences faute d’autorisation de photographier à l’intérieur de la Maison de tante Léonie.)

 

Tout le monde est content de se retrouver, heureux de constater, d’une année à l’autre, que le temps n’a pas eu de prise sur les êtres. C’est connu : Proust conserve, mieux, rajeunit. Et, en 2017 encore, les cheveux blanchissant n’ont pas couru le risque d’être décoiffés par le programme.

 

Vu à la loupe mintenant, l’événement réserve de belles surprises. On ne dira jamais assez la diversité de la famille proustienne et la richesse des échanges informels. Ce week-end, il y avait encore des Belges, des Québécois, des Polonais et des Américains.

 

Ainsi, laissez-moi vous présenter d’abord Susan Broome, créatrice d’un club de lecture de Proust à Boston — et en français s’il vous plaît…

 

… et Jackson, de Washington, passé par l’université de Columbia, aujourd’hui à Normale Sup’ à Paris, travaillant sur la duchesse de Guermantes. Il n’a que 24 ans.

Ici, à gauche, avec Arthur Morisseau.

 

L’ami Morisseau est ce jeune enseignant proustien qui a su entraîner ses élèves du collège Marcel Proust à travailler ludiquement sur Marcel et Illiers-Combray, dont certains écrits ont été présentés samedi soir au Musée (j’y reviendrai).

 

Quelques autres instantanés :

 

La croustade Marcel Proust servie à l’Auberge de Sandarville préférée à un restaurant d’Illiers-Combray.

 

Un angelot lecteur de Du côté de chez Swann dans un jardin voisin du Pré Catelan.

 

Le plafond et la chaire de l’église de Saint-Éman exceptionnellement ouverte.

 

Un mot sur le seul Proustien présent portant le nom d’un personnage de la Recherche, Morel (Philippe) : familier de ce blogue, il m’a invité à corriger un « Philippe VI le Hardi » qui mélangeait Philippe III le Hardi (fils de Saint Louis) et Philippe VI de Valois, tous deux présents dans l’œuvre. C’est corrigé, merci.

 

Et, pour finir, cette photo d’un dandy proustien d’une classe inouïe.

(Photos PL)

 

En marche donc, les Aubépines. Mais vers quoi ? Peut-être serait-il utile de réfléchir à une réinvention du rendez-vous, au risque de la lassitude.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Bravo et merci à toute l’équipe de la Sampac mobilisée pour la réussite de ce cru 2017 de la Journée des Aubépines. On se revoie en 2018.

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Les Aubépines en marche”

You can leave a reply or Trackback this post.
  1. Bonjour,
    J’ai fait mon possible pour apporter de nouveaux choix de textes. Je regrette que vous ne l’ayez pas remarqué, ni entendu. Aux sources du Loir je vous ai entendu parlé fort pendant ma lecture, ce n’était pas très chic monsieur le fou. MM

    • patricelouis says: -#2

      MM est la comédienne qui a lu des passages de la Recherche lors de la Journée des Aubépines et à qui je n’ai pas voulu manquer de respect. Désolé.

Write a Reply or Comment

Your email address will not be published.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et