Proust au cinéma : Vertigo

Proust au cinéma : Vertigo

 

Une Madeleine, un clocher, ça ne vous rappelle rien ? Seulement, dans Vertigo, la première est une personne et le second est celui d’une ancienne mission catholique espagnole en Californie.

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Vertigo (en français Sueurs froides) est une œuvre d’Alfred Hitchcock (1958). Un ancien policier (James Stewart) acrophobe doit affronter sa peur extrême des hauteurs pour une belle (Kim Novak) vivant dans le culte du passé. Le film porte autant sur la mémoire que le livre de Proust est un roman policier.

 

Il n’y a évidemment aucun hasard si le maître du suspense prénomme sa trouble héroïne Madeleine, donnant raison à Jean-Luc Godard qui confiait dans Libération (2 mai 1980) : « S’il y a un cinéaste qui aurait pu « réaliser » Proust à l’écran, c’est Hitchcock. Mais il n’a pas eu besoin de le faire, parce que c’est cela qu’il faisait. C’était un type assez curieux qui a toujours emprisonné ses actrices en leur faisant signer des contrats de huit ans et en ne leur faisant rien faire. [Cf. Albertine dans La Prisonnière] ».

 

Vertigineux !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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  1. De belles confrontations (photographies en couleurs à l’appui) entre Proust et le film sont à voir et à lire dans le récent livre de Thomas Carrier-Lafleur, L’œil cinématographique de Proust.

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