Pleurer les feuilles mortes

Pleurer les feuilles mortes

 

Il ne reste plus guère de feuilles dans les arbres d’Illiers-Combray. Les marques de l’automne se sont accélérées et m’ont invité hier, retour de promenade, à compter les occurrences de « feuilles mortes » dans la Recherche : elles sont sept — la première au singulier (celle-ci singulière car elle est unique !) :

*Bientôt ma tante pouvait tremper dans l’infusion bouillante dont elle savourait le goût de feuille morte ou de fleur fanée une petite madeleine dont elle me tendait un morceau quand il était suffisamment amolli. I

 

Les autres :

*une véritable fièvre des feuilles mortes qui peut aller jusqu’à empêcher de dormir. I

*un jardinier soigneux, secouait les arbres, faisait tomber les fruits, balayait les feuilles mortes III

*J’écrasais par terre des feuilles mortes, qui s’enfonçaient dans le sol comme des coquillages, III

*Ainsi qu’en bas les feuilles mortes, en haut les nuages suivaient le vent. III

*de la neige de Paris aux feuilles mortes de Saint-Cloud, VI

*les allées couvertes d’un sable fin ou de feuilles mortes ; VII

 

Ici les feuilles mortes ne jonchent pas que les allées du bord du Loir :

1-feuilles-mortes-au-sol

 

Elles tapissent aussi la rivière :

(Photos PL)

(Photos PL)

 

Que la nature est belle !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Bon début de semaine à chacune et à chacun (en particulier à Colette que les feuilles tombées enchantent).

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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