Proust aux œufs d’or

Proust aux œufs d’or

 

Un filon, ça s’exploite… C’est à croire que depuis qu’il a raflé Marcel Proust à Grasset, Gallimard ne cesse de s’émerveiller de le compter dans son catalogue. Ce n’est pas parce qu’il est mort depuis près d’un siècle qu’il faut négliger la veine aurifère.

 

Ainsi, je lis dans Le Figaro, un bel article d’Astrid de Larminat, Les belles ratures de Marcel Proust, qui m’apprends que « trois ans après la publication des épreuves corrigées de Combray, la première partie de Du côté de chez Swann, Gallimard récidive avec la publication jeudi 20 octobre d’une édition fac-similé des épreuves imprimées d’Un amour de Swann.

Comme le général de Gaulle, Marcel Proust est devenu un personnage quasi sacré. Personne ne le lit guère mais aux yeux des Français, il incarne le prestige de notre littérature. […] 1100 exemplaires numérotés ont été tirés de l’ouvrage et ont tous été pré-vendus à 219 euros ! »

 

Ma consœur annonce deux autres parutions chez le même éditeur verni : la correspondance inédite entre l’écrivain et le duc de Valentinois « qui n’est autre que le grand-père de Caroline, Stéphanie et Albert de Monaco », et un livre — Le professeur Marcel Proust — d’un professeur de médecine, François-Bernard Michel, qui « s’intéresse aux recherches médicales de l’écrivain et à ses intuitions sur les liens entre la douleur physique, métaphysique et psychologique, notamment chez ceux qui souffrent de maladie respiratoire. L’auteur considère que Marcel Proust mérite le titre de professeur de médecine au même titre que son père et son frère, Adrien et Robert Proust, qui l’étaient réellement ! ».

 

J’attends l’ouvrage sur Proust pâtissier pour ses fameux gâteaux « courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblaient avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. »

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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  1. Je me permets de rappeler en toute humilité (s’il se peut) que, dans un commentaire de la chronique du 5 août 2015, j’avais déjà décerné le doctorat en médecine à Marcel Proust pour sa découverte d’un déplacement de vertèbres très rare, à vrai dire unique.
    Si cette découverte lui avait valu le prix Nobel de médecine, il aurait sans doute été contesté.

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