Du Théâtrophone au Cinémobile

Du Théâtrophone au Cinémobile

 

Marcel Proust et les habitants de la Région Centre ont en point commun de bénéficier d’une adaptation de la formule célèbre du roman de Paul Féval, Le Bossu ou le Petit parisien (1858) : « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi. »

 

L’écrivain est un adepte fervent du Théâtrophone (voir la chronique du même nom), invention de Clément Ader qui permet d’écouter des représentations théâtrales ou lyriques chez soi. Mais, autant il connaît et célèbre l’électricité, le téléphone, l’automobile et l’avion, autant il ignore presque totalement cet art naissant — à peine six occurrences dans la Recherche (une de « cinémas », une de « cinématographiés », quatre de « cinématographique (s) ») et deux de « film ».

 

Le Cinémobile, lui, est une salle de cinéma ambulante.

D’une centaine de places assises, il est installé dans un camion, un semi-remorque Volvo FH12 (4,6 mètres de gabarit) qui se déploie à l’aide de vérins et se transforme en une véritable salle de cinéma en moins d’une heure. Le tout est piloté par une personne qui assure les rôles de conducteur du camion, technicien et projectionniste.

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(Photos PL)

En Région Centre, seule à l’exploiter, il existe depuis 1989 et compte aujourd’hui trois cinémobiles, baptisés Tati, Carmet et Montand. Fabriquées selon les règles des salles de cinéma fixes, ces salles se déplacent dans les villages ou les petites villes où aucune offre permanente n’est implantée. Chaque mois, les cinémobiles visitent quarante-six communes réparties dans cinq départements.

À Illiers-Combray, les séances ont lieu un mardi par mois, l’après-midi et le soir. Et c’est épatant !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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