Iris et cassis contre lilas

Iris et cassis contre lilas

 

À Combray, les toilettes du Héros sont à l’étage et fleurent bon l’iris et le cassis sauvage. L’adolescent n’y satisfait pas que ses besoins puisqu’il y lit, qu’il y rêve, qu’il y pleure et qu’il y pratique l’onanisme.

*je montais sangloter tout en haut de la maison à côté de la salle d’études, sous les toits, dans une petite pièce sentant l’iris, et que parfumait aussi un cassis sauvage poussé au dehors entre les pierres de la muraille et qui passait une branche de fleurs par la fenêtre entr’ouverte. Destinée à un usage plus spécial et plus vulgaire, cette pièce, d’où l’on voyait pendant le jour jusqu’au donjon de Roussainville-le-Pin, servit longtemps de refuge pour moi, sans doute parce qu’elle était la seule qu’il me fût permis de fermer à clef, à toutes celles de mes occupations qui réclamaient une inviolable solitude : la lecture, la rêverie, les larmes et la volupté. I

 

À Illiers-Combray, mes toilettes sont au rez-de-chaussée et elles embaument le lilas dont les branches caressent la fenêtre.

*Toilettes au lilas

 

Il m’arrive d’y lire.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS : Et dans mon jardin, le premier iris à côté d’une tulipe.

(Photos PL)

(Photos PL)

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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