Quand l’inspiration fait défaut à Illiers-Combray

Quand l’inspiration fait défaut à Illiers-Combray

 

Il est des institutions qui manquent dramatiquement d’idées qu’elles veulent cacher sous un copiage désolant… Ainsi, à Illiers-Combray.

 

Hier, l’Office de Tourisme du Pays de Combray a eu une illumination : et si on photographiait notre autocollant hors les murs ? Quelle originalité !

 

Déjà, l’autocollant de l’actuelle équipe n’était qu’une pâle imitation du précédent que — toute honte bue — j’avais inventé, dessiné, proposé et mis en place. Après mon départ, un ersatz a été créé : même idée, même motif, même couleurs, mais une formule modifiée et un cadre en forme de cœur et non rond. C’était déjà contestable…

Et voici que, pour animer une page Facebook bien banale, l’équipe a été frappée par un éclair : saisissons dans l’objectif un autocollant devenu baladeur.

J’ai fait un saut ce matin à l’Office pour les inviter à stopper cette démarche pillant trop ce qui existe sur ce blogue depuis octobre 2014 : « L’Internationale proustienne (en photos) » qui approche des cent épisodes. Sur mon initiative, l’autocollant a été photographié environ cent-soixante-dix fois dans à peu près soixante-dix villes d’une trentaine de pays de tous les continents.

 

Alors, certes, il n’y a pas d’exclusivité ni de copyright et l’idée n’est pas une création ex nihilo. Seulement c’est une affaire d’honnêteté et de respect. Plagier, c’est un aveu de manque d’idées ; calquer, c’est pauvre ; contrefaire, c’est affligeant. C’est en outre avoir une piètre estime de soi et peu confiance en ses capacités pour assumer un tel comportement.

 

J’aurais fait l’économie de cette chronique si, quelques minutes après mon passage à l’Office, et malgré lui, l’équipe ne s’était empressée, dérisoire provocation, de publier de nouvelles photos.

 

C’est d’autant plus triste que, très récemment, j’étais venu prévenir que des documents mis en ligne pêchaient par une accumulation de fautes de français et de dates historiques. J’aurais pu m’en gausser publiquement, mais j’avais préféré lui éviter la honte et — pleine de gratitude — l’hôtesse avait corrigé sous ma dictée.

 

J’ai déjà raconté ici une autre absence de vergogne à propos d’une même absence d’idées quand la municipalité a tué mon projet de statue de Proust à Illiers-Combray, se réveillant de sa somnolence en reprenant le même projet (rabougri en buste) avec le même artiste et le même financement par souscription.

 

Je ne prétends pas au monopole des trouvailles pour réveiller, animer et promouvoir Illiers et le Combray de Proust.

Je souhaite seulement que les institutions trouvent leurs idées ailleurs que dans ma tête.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Quand l’inspiration fait défaut à Illiers-Combray”

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  1. Juste combat ! El pueblo unido des aficionados y Marcelitos jamas sera vencido !

    Et il existe en France un code qui détaille les droits à la propriété intellectuelle… Vous devriez en offrir un exemplaire à l’Office de Tourisme. Il nous est arrivé un mésaventure voisine : un petit film documentaire sur le bocage brayon, produit et réalisé par l’association dont je suis la Présidente, et vendu sous forme de DVD, a été ainsi sans vergogne diffusé lors d’une soirée-débat, sans qu’on daigne nous demander la moindre permission… Le gag, c’est que, sur la page facebook du « pilleur », une photo de la soirée a été mise en ligne : on voit la salle pleine de spectateurs et, sur l’écran, la première image du DVD, à savoir… la page d’avertissement qui prévient que toute diffusion en-dehors du cadre familial et privé est interdite ! (sauf à passer une convention -payante- avec notre association)… Wouarf. J’ai donc contacté le « pilleur » et lui ai fermement demandé de régulariser, ce qui fut fait et n’est que justice !

  2. On devrait les rebaptiser : « syndicat d’initiative des autres ».

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