Instantanés au Salon

Instantanés au Salon

 

D’un lectorat à l’autre… Mais c’est sans vous abandonner que j’ai installé mes pénates trois jours durant au Salon du Livre à Paris.

Vu de l'Auteur (photo PL)

Vu de l’Auteur (photo PL)

Vu du lecteur (photo OL)

Vu du lecteur (photo OL)

 

Chez Ibis Rouge, j’ai signé, en quantité raisonnable, des exemplaires de quelques-uns de mes livres. Parmi les visiteurs qui se sont présentés devant le stand, un certain Alain J., de Bordeaux, à qui j’ai dédicacé mon dernier opus, La Mission sacrée du prince Ouanilo, jeune fils de roi africain qui finira ses jours dans la métropole aquitaine après un long exil en Martinique.

03 Juppé 1

(Photos Elodie Juste, Ibis Rouge)

(Photos Elodie Juste, Ibis Rouge)

Une réflexion au passage sur les mondes français qui cohabitent en s’ignorant. Pendant qu’Alain J. sillonnait les allées, des centaines d’adolescents sages et indifférents à ce brouhaha médiatique faisaient la queue dans l’espoir de voir leur écrivain préféré — James Dashner, père de séries fantastiques (chez Pocket Jeunesse) dont L’Épreuve d’où a été titré un film, Le Labyrinthe. Je suppose que le candidat à l’élection présidentielle est aussi ignorant que moi sur cet auteur dont certains lecteurs ne seront majeurs qu’après la fin de son quinquennat, s’il est élu. Et si vous pensez que sa présence n’était que l’illustration de son amour des Lettres, je suis au regret d’indiquer que dans son sillage un bon jeune homme invitait à signer un papier de soutien politique à celui qui a été Normalien, agrégé de lettres classiques et Premier ministre.

 

Mes deux lectorats, eux, peuvent s’entrecroiser. Ainsi, j’ai eu la joie de voir se présenter à moi Capucine, contributrice du « Fou de Proust » qui m’a offert un carnet qu’apprentie relieuse elle avait habillé pour moi.

05 Carnet Capucine

 

Je n’ai au demeurant pas résisté à la recherche de la Recherche au Salon. Je n’en ai trouvé que des bribes, échangeant avec Stéphane Heuet, l’auteur de l’adaptation de l’œuvre en BD…

06 Heuet

 

… et avec Guillaume Gallienne qui l’a interprétée sur les ondes et en propose les traces écrites et sonores (Ça peut pas faire de mal, Gallimard/France Inter).

07 Gallienne

 

Sorti un moment, j’ai retrouvé, fidèle au poste sur le trottoir devant l’entrée du Salon, Éric Chartier, présentant, non son traditionnel spectacle Proust au Théâtre de l’Île-Saint-Louis, mais, sur la même scène, un spectacle Tocqueville.

08 Chartier 1

09 Chartier 2

Ce qui est bien avec les Proustiens, c’est que, lorsqu’ils sont infidèles, c’est au profit d’autres auteurs jamais médiocres.

 

 

Pour tout vous dire, pendant mon séjour parisien, j’ai souhaité dormir une nuit dans un hôtel se revendiquant de l’écrivain — non le Swann, que je connais déjà, mais le Marcel, devant la gare de L’Est.

11 Hôtel Marcel

 

Je n’y ai rien déniché de proustien (n’ayant pas été logé dans les chambres Saint-Loup ou Guermantes) jusqu’à ce que je tombe sur ces mots dans la salle de bain devant le shampooing, le lait et le gel.

(Photos PL)

(Photos PL)

« Fragrance Exclusive — Parfum de Madeleine » : Ma toilette en a été embaumée !

 

Je reviendrai au Salon du Livre en 2017 — peut-être avec un ouvrage sur Proust.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Instantanés au Salon”

You can leave a reply or Trackback this post.
  1. Cher Patrice Louis,
    Je regrette vraiment de ne pas avoir pu aller au « Salon » cette année, étant à Nantes, car j’aurais aimé vous y voir et vous faire dédicacer votre dernier livre. J’espère pouvoir le faire à Illiers-Combray. Avec mes amitiés proustiennes. Mireille Naturel.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et