SPA (Société Proustienne des Animaux)

SPA (Société Proustienne des Animaux)

 

Exercez vos connaissances sur les êtres qui peuplent À la recherche du temps perdu.

Vous n’ignorez rien, féru(e) et passionné(e) comme vous l’êtes, de la duchesse de Guermantes, de Françoise, de la grand’mère, de Mme Verdurin, d’Albertine — tiens, je n’ai choisi que des femmes.

Mais que savez vous des animaux de l’œuvre ?

Je prépare une grande série sur eux et j’espère vous intéresser, amuser, surprendre (objectifs affichés de ce blogue).

 

Comme ça, spontanément, combien de bêtes (petites et grandes) prennent place dans l’arche du cher Marcel ? Un chiffre.

Et puis, comme ça, sans trop réfléchir, quels sont les trois animaux les plus cités ? Des noms.

 

J’attends vos réponses.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

4 comments to “SPA (Société Proustienne des Animaux)”

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  1. Cheval (non vapeur) incontestablement. Par ailleurs, chien, poulet, dindonneau.

  2. Il me semble – mais Patrice va me détromper – que dans la Recherche, le Narrateur cherche surtout à éloigner de lui les animaux. J’ai toujours soupçonné l’asthme derrière cette apparente répugnance. Tenez, une des plus jolies pages de la Recherche, la description des poiriers, provient d’une « pause » du Narrateur : il laisse son ami Saint-Loup aller seul chez sa maîtresse Rachel, et s’attarde auprès du clos de poiriers. Eh bien, je mets cette « pause » sur le compte de l’incapacité du Narrateur de pénétrer chez Rachel (et de fait, ce sera cette dernière qui le rejoindra à l’extérieur, avec Saint-Loup) à cause de la « ménagerie » que celle-ci trimballe avec elle….

    Je pense que ce sont les chevaux qui doivent être les plus cités, car d’usage quotidien en ce temps-là, suivis des chiens et enfin des oiseaux. Mais je ne suis sûre de rien, sinon que le Narrateur ne fait pas mention (et si je me trompe, Patrice me détrompera) d’une quelconque relation spécifique de lui-même et d’un chat ou d’un chien quelconque. Il semble que cette relation si particulière qu’on peut nouer avec un animal (et qui, pour bibi, est devenue aussi essentielle que l’eau que je bois ou l’air que je respire) ait échappé au Narrateur… Mais bien entendu, il y a, à part ça, des animaux dans la Recherche – et particulièrement dans les métaphores, où le règne animal est sans cesse sollicité. Songez qu’une salle à manger devient un aquarium !

  3. Patrice~
    My favorite image of animals?
    The sixteen oxen atop of Laon Cathedral:

    « …alors qu’au sommet de la colline de Laon la nef de la cathédrale ne s’était pas posée comme l’Arche du Déluge au sommet du mont Ararat, emplie de Patriarches et de Justes anxieusement penchés aux fenêtres pour voir si la colère de Dieu s’est apaisée, emportant avec elle les types des végétaux qui multiplieront sur la terre, débordante d’animaux qui s’échappent jusque par les tours où des boeufs, se promenant paisiblement sur la toiture, regardent de haut les plaines de Champagne ; alors que le voyageur qui quittait Beauvais à la fin du jour ne voyait pas encore le suivre en tournoyant, dépliées sur l’écran d’or du couchant, les ailes noires et ramifiées de la cathédrale. » MP
    http://mappinggothic.org/image/31476

    « …a time when on the summit of the hill of Laon the nave of its cathedral had not yet been poised like the Ark of the Deluge on the summit of Mount Ararat, crowded with Patriarchs and Judges anxiously leaning from its windows to see whether the wrath of God has yet subsided, carrying with it specimens of the plants that will multiply on the earth, brimming over with animals which have even climbed out through the towers, between which oxen grazing calmly on the roof look down over the plains of Champagne; when the traveller who left Beauvais at the close of day did not yet see, following him and turning with his road, the black, ribbed wings of the cathedral spread out against the golden screen of the western sky. » MP

    *Here is a wonderful lecture, given by the late Joel Rich:
    « Proust among the Animals »
    (University of Chicago First Friday lecture – December 2, 2005)
    http://www.proustian.com/lectures.html

    I particularly like Proust’s correlation between Françoise and the wasp (guêpe).

    « Et comme cet hyménoptère observé par Fabre, la guêpe fouisseuse, qui pour que ses petits après sa mort aient de la viande fraîche à manger, appelle l’anatomie au secours de sa cruauté et, ayant capturé des charançons et des araignées, leur perce avec un savoir et une adresse merveilleux le centre nerveux d’où dépend le mouvement des pattes, mais non les autres fonctions de la vie, de façon que l’insecte paralysé près duquel elle dépose ses oeufs, fournisse aux larves, quand elles écloront un gibier docile, inoffensif, incapable de fuite ou de résistance, mais nullement faisandé, Françoise trouvait pour servir sa volonté permanente de rendre la maison intenable à tout domestique, des ruses si savantes et si impitoyables que, bien des années plus tard, nous apprîmes que si cet été-là nous avions mangé presque tous les jours des asperges, c’était parce que leur odeur donnait à la pauvre fille de cuisine chargée de les éplucher des crises d’asthme d’une telle violence qu’elle fut obligée de finir par s’en aller. » MP

  4. Connaissez-vous la biographie de George Duncan PAINTER, excellent et premier biographe de Marcel Proust?
    Si non, je vous invite à lire un article sur cette biographie ou l’on parle de Proust et les animaux: « Marcel PROUST: UN autre « homme aux rats »

    Un petit extrait:
    « C’est là qu’il n’atteindra la volupté qu’en entendant les cris de douleur d’un rat qu’un « assistant » transperce devant lui avec des épingles à chapeau »

    Le site:
    http://proustien.over- blog.com/pages/Marcel_PROUST_un_autre_homme_aux_rats_-5349571.html

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