Proust interdit aux mineures ?

Proust interdit aux mineures ?

 

À la recherche du temps perdu, un ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains… J’étais hier à la maison de retraite SNCF des Gloriettes à Illiers-Combray pour mon rendez-vous mensuel de lecture d’extraits de l’œuvre de Marcel Proust.

Mine de rien, je vais avoir connu l’ensemble des saisons avec mes nouveaux et nouvelles ami(e)s. J’en reviens toujours ému d’avoir fait découvrir un écrivain à des personnes qui, pour la plupart ayant vécu dans un monde de cheminots, s’estimaient étrangères à ses écrits, voire à la littérature dans sa globalité. Rares sont ceux (en fait celles, car ce sont surtout les dames qui m’honorent de leur présence) qui avaient déjà ouvert la Recherche.

 

L’une d’elles m’a entrepris à part, avant que je ne commence à leur livrer des « mots d’Oriane », pour me confier que, quand elle était jeune fille, Proust lui était interdit. Son souvenir, c’est que la mesure touchait toutes celles de moins de 18 ans. Au passage, il m’a paru que sa mémoire pouvait lui jouer des tours, ne serait-ce que parce qu’à l’époque la majorité était à vingt-et-un ans.

 

Mais qu’importe. Avez-vous eu vent — chers/chères fidèles de ce blogue — d’un tel anathème visant Proust ?

 

J’allais oublier : la dame d’hier m’a raconté que la lecture de Zola était aussi prohibée.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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