L’équitation, par divertissement

L’équitation, par divertissement

 

J’ai pris ma première leçon… Appelez-moi Albertine.

 

Depuis le temps que je rêve de monter à cheval. J’ai eu l’occasion de vous annoncer l’ouverture d’un centre équestre près de chez moi (voir la chronique À cheval à Illiers-Combray). Premier inscrit, j’ai donc été hier le premier élève.

J’avais acheté une bombe.

PL Bombe

Ce n’est certes pas demain que je succéderai à John Wayne, mais j’ai commencé à engranger les bases : j’ai étrillé et brossé une jument irlandaise nommée Foxie, je lui ai mis le licol, son mors, sa selle… Et je suis monté dessus.

PL sur Foxie

Juché là-haut, pas peu fier, j’ai pu me remémorer les occurrences d’« équitation » dans À la recherche du temps perdu :

*les leçons d’équitation par lesquelles des fils de commerçants étaient déifiés comme Alexandre de Macédoine II

*Issu d’une caste dont les défauts, même s’il les répudiait de toute son intelligence, avaient passé dans son sang, et qui, ayant cessé d’exercer une autorité réelle depuis au moins un siècle, ne voit plus dans l’amabilité protectrice qui fait partie de l’éducation qu’elle reçoit, qu’un exercice comme l’équitation ou l’escrime, cultivé sans but sérieux, par divertissement, à l’encontre des bourgeois que cette noblesse méprise assez pour croire que sa familiarité les flatte et que son sans-gêne les honorerait, Saint-Loup prenait amicalement la main de n’importe quel bourgeois qu’on lui présentait III

*nous dûmes nous contenter pour nos promenades de louer une voiture, ou quelquefois, pour distraire Albertine et comme elle aimait l’équitation, des chevaux de selle. IV

 

Oui, appelez-moi Albertine — celle d’avant l’accident en Touraine !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Décorticage/ AUTHOR : patricelouis

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