À cheval à Illiers-Combray

À cheval à Illiers-Combray

 

Ça trépide au pays de tante Léonie… Quelle joie d’annoncer une nouvelle installation : un centre équestre ouvre. Il porte le nom de Beaurouvre où il est installé à trois kilomètres avant d’arriver à Illiers-Combray en venant de Chartres.

Installé superbement dans une belle ferme ancienne, il a été voulu, conçu, bâti et aménagé par deux jeunes femmes, Florence et Sabine. Leur objectif : « Par une approche respectueuse du rythme du cheval, permettre à chacun de se faire plaisir grâce à un enseignement technique, ludique et personnalisé. »

Une quinzaine de chevaux n’attendent plus que les amateurs d’équitation dans la carrière, le rond de longe, le manège couvert et les neuf hectares de prés.

Les chevaux de Beaurouvre (Photo PL)

Les chevaux de Beaurouvre (Photo PL)

 

Je suis fier d’être le premier inscrit au Centre équestre de Beaurouvre. Fou de Proust mais pas fada de dada, j’ai juste envie de goûter aux joies de regarder le monde perché — au pas, au trot et au galop.

 

Au fait, quel animal représente-t-il le mieux le bestiaire proustien ? Une vache, un poisson, une poule, un chien, un chameau ?

Sans conteste, la réponse est « le cheval », de celui de Golo au début à celui qui jette Albertine contre un arbre en passant par ceux des militaires de Doncières ou des attelages des dames au Bois.

Le Héros lui-même monte-t-il ?

Non, si l’on en croit Albertine dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs :

*Vous ne faites rien ici ? On ne vous voit jamais au golf, aux bals du Casino ; vous ne montez pas à cheval non plus. Comme vous devez vous raser !

Oui, selon l’intéressé dans Sodome et Gomorrhe :

*un jour qu’ayant laissé Albertine chez sa tante, j’étais allé à cheval voir les Verdurin et que j’avais pris dans les bois une route sauvage dont ils m’avaient vanté la beauté.

En entendant un aéroplane, la monture se cabre. L’épisode est assez marquant pour que le héros le rappelle dans La Prisonnière et dans Le Temps retrouvé.

 

Il ne me reste plus qu’à paraphraser Basin de Guermantes à la fin du Côté de Guermantes :

*« Allons, Oriane, à cheval », dit le duc qui piaffait déjà d’impatience depuis un moment, comme s’il avait été lui-même un des chevaux qui attendaient.

 

Moi aussi, je piaffe d’impatience, avant ma première leçon d’équitation.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

Centre équestre de Beaurouvre

06 22 28 68 47

florence.colas78@orange.fr

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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