Marcelita de Guermantes

Marcelita de Guermantes

 

Il faudrait s’appeler Marcel Proust pour savoir raconter la soirée d’hier donnée par Marcelita Swann, lors de ses vacances à Ménerbes, Vaucluse.

N’étant pas cet homme je garderai pour moi le récit de ces heures charmantes avec des participants délicieux, américains et français.

Mais je sais bien que vous voulez que je vous décrive note hôtesse. En un mot comme en cent, Marcelita Swann (dont j’ai découvert que ce n’était pas son vrai nom) est l’incarnation d’Oriane de Guermantes.

Quand elle m’est apparue, elle flottait dans l’air, se déplaçant avec une grâce infinie. Ses manières étaient autant aristocratiques que simples. Dans sa robe paysanne, elle semblait vêtue en Fortuny.

Pour respecter sa discrétion, je n’ai pas immortalisé son visage (mais il est gravé dans mon cœur). Je vous offre uniquement — et ce n’est pas rien— son petit doigt qu’à un moment magique elle a posé, alanguie et coquette, sur le rebord de la table.

Le petit doigt de Marcelita

 

Ah, divine Marcelita qui, comme la duchesse, ne fait jamais rien comme personne !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Marcelita de Guermantes”

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  1. Dear Patrice~
    I am sending you a bouquet of photographs.

    « ….blue eyes…an almost exaggerated refinement of courtesy, a talker such as we had never heard, he was in the sight of my family, who never ceased to quote him as an example, the very pattern of a gentleman, who took life in the noblest and most delicate manner. » MP

    I loved Tara’s comment, « You couldn’t buy a car the color of your eyes? »
    Ah, such a memorable evening, with you and André Vincens!

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