Rayonner à Royan (grâce à Proust)

Rayonner à Royan (grâce à Proust)

 

C’était cette semaine la 46e séance mensuelle des Rendez-vous littéraires de Royan. Et j’en fus l’heureux conférencier.

L’association se présente comme « désireuse de fédérer tous ceux et celles pour qui la pratique de la lecture est source de plaisir, synonyme de partage et d’ouverture » (voir son site http://www.royanlitteraire.fr/).

00 Les  Rendez-vous...

 

Le nom de Proust est décidément fort porteur puisqu’il a fallu rajouter des chaises pour le public qui se pressait, avide. Devant près de quatre-vingt personnes, j’ai raconté les bains de mer — puisque c’était le thème —, leur naissance, leur mission (thérapeutique avant d’être ludiques), leur vogue… et leur traduction dans À la Recherche du Temps perdu. Mon propos n’était là que pour mettre en valeur la cinquantaine d’extraits que j’ai interprété, avec passion — saisi par la tuesday afternoon fever.

 

Le lieu était du dernier chic…

01 Garden Tennis

 

… et l’assistance ne l’était pas moins.

02 Trois sacs

Dans la foulée, une balade le long de la corniche agrémentée d’autres lectures de la Recherche fut aussi suivie.

03 Balade 1

04 Balade 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais seuls quelques « happy few » furent conviés à un dîner privé proustien, où chacun avait l’identité d’un personnage du divin Marcel. J’héritais du Narrateur.

05 Dîner

 

Qu’a montré cette journée ? 1) que la littérature attire, 2) que Proust fait toujours recette, 3) qu’un thème bien choisi séduit, 4) que les idées simples se révèlent les plus originales, 5) que le tout comble de joie.

Par les temps qui courent, ça ne se refuse pas.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Rayonner à Royan (grâce à Proust)”

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  1. Bravo Patrice pour ces nouvelles toujours aussi proustillantes de votre blogue !
    Bien content de vous avoir fait rencontré la merveilleuse équipe et le public du Rendez-Vous Littéraire de Royan ; mais bien désolé aussi de n’avoir pu assister à ces festivités de l’Internationale proustienne sur la Côte de Beauté , retenu par mes devoirs de professeur « limogé » loin de vous…
    Il sera une autre fois
    Amitiés littéraires
    Laurent Doucet

  2. patricelouis says: -#1

    Limogé,vous avez dit limogé ? Ouvrons Le Temps retrouvé :
    *Mme Verdurin disait : « C’est désolant, je vais téléphoner à Bontemps de faire le nécessaire pour demain, on a encore caviardé toute la fin de l’article de Norpois et simplement parce qu’il laissait entendre qu’on avait limogé Percin. » Car la bêtise courante faisait que chacun tirait sa gloire d’user des expressions courantes, et croyait montrer qu’elle était ainsi à la mode comme faisait une bourgeoise en disant quand on parlait de M. de Breauté, d’Agrigente ou de Charlus : « Qui ? Babal de Bréauté, Grigri, Mémé de Charlus. » Les duchesses font de même d’ailleurs et avaient le même plaisir à dire « limoger » car, chez les duchesses, c’est – pour les roturiers un peu poètes – le nom qui diffère, mais elles s’expriment selon la catégorie d’esprit à laquelle elles appartiennent et où il y a aussi énormément de bourgeois. Les classes d’esprit n’ont pas égard à la naissance.
    Bon dimanche

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