Donc, un nouveau quizz

Donc, un nouveau quizz

 

Rendez-vous du 1er au 31 juillet…

 

Ah ! j’oubliais… Pour les Choiseul, la réponse est Bassigny, ancien comté champenois :

*Les Choiseul sont tout ce qu’il y a de plus grand, ils sortent d’une sœur du roi Louis le Gros, ils étaient de vrais souverains en Bassigny. (II)

 

Quant au quizz, je vous l’offre au prix de la dot d’Albertine :

*[Albertine] n’ayant pas un sou de dot, vivant assez mal d’ailleurs, à la charge de M. Bontemps qu’on disait véreux et qui souhaitait se débarrasser d’elle (II)

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

PS (qui n’a rien à voir [pour paraphraser Delfeil de Ton] : J’ai reçu une information de Jean Adloff, la promotion de son œuvre Proust démythifié, À la recherche des « sens cachés » dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Ce sont sept cahiers de réflexion correspondant à chacun des sept volumes de la Recherche qui viennent de paraître chez Edilivre.

L’auteur parle de « questionnaire » mais il faut comprendre « questionnement » — et pas « quizz » ludique. C’est autrement plus ambitieux… Il explique : « Il ne s’impose nullement de répondre aux questions posées, mais plus exactement de se les poser à soi-même au fur et à mesure de la progression de la lecture, afin que même les passages les plus circonvolus de l’œuvre en viennent à se démêler jusqu’au point de devenir tout à fait intelligibles. »

 

Au total, les cahiers posent 5 031 questions. Voici la première :

*Le « questionnement » qui suit a pour but de dévoiler d’innombrables « sens cachés » d’À la recherche du temps perdu. Maints lecteurs ne considèrent-ils pas cette grande œuvre comme souvent indéchiffrable ?

 

… la dernière :

*Le 18 novembre 1922, Marcel, à bout de forces, s’éteignit. Non d’une infection virale. Non d’une pneumonie. Non d’une surinfection ou d’une septicémie. Non d’une ultime crise d’asthme. Il mourut de cette maladie sans rémission dont, tout au long de la Recherche, il a dépeint les symptômes insidieux, dévorants, dévastateurs. Avait-il contracté ce mal quelque dix ans plus tôt, peut-être à Cabourg, peut-être à Houlgate ? Toujours est-il qu’à compter d’un jour fatal de 1914, les affres du cœur l’ont inexorablement érodé, rongé, consumé jusqu’à le terrasser alors qu’il entrait à peine dans la force de l’âge. Marcel, le « je » écorché de la Recherche, le vrai Marcel, Marcel Proust, n’est-il pas mort à petit feu, en près de trois mille jours et près de trois mille nuits, de la maladie d’amour ?

 

… et, prise au hasard, la 1977e :

*Tout au long des dernières pages du Côté de Guermantes, le Narrateur s’estompe et ne profère pas le moindre mot alors que nous savons qu’il est présent dans toute la scène. Son attitude est-elle une attitude de mauvaise foi ? Serait-il foncièrement lâche ?

 

Les volumes qui proposent ces réflexions (entre questions de cours et pensées profondes) coûtent de 11, 40 € à 20 € — moins dans la version à télécharger.

 

 


CATEGORIES : Divertissement/ AUTHOR : patricelouis

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  1. Yes, a coward, unable to stand up to cruelty…like many souls. (Also…the « good » people who remain silent.)

    « Ce supplice que lui infligeait ma grand’tante, le spectacle des vaines prières de ma grand’mère et de sa faiblesse, vaincue d’avance, essayant inutilement d’ôter à mon grand-père le verre à liqueur, c’était de ces choses à la vue desquelles on s’habitue plus tard jusqu’à les considérer en riant et à prendre le parti du persécuteur assez résolument et gaiement pour se persuader à soi-même qu’il ne s’agit pas de persécution ; elles me causaient alors une telle horreur, que j’aurais aimé battre ma grand’tante. Mais dès que j’entendais : « Bathilde, viens donc empêcher ton mari de boire du cognac ! » déjà homme par la lâcheté, je faisais ce que nous faisons tous, une fois que nous sommes grands, quand il y a devant nous des souffrances et des injustices : je ne voulais pas les voir ; je montais sangloter tout en haut de la maison à côté de la salle d’études, sous les toits, dans une petite pièce sentant l’iris, et que parfumait aussi un cassis sauvage poussé au dehors entre les pierres de la muraille et qui passait une branche de fleurs par la fenêtre entr’ouverte. » MP

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