Le french bashing déjà dans la Recherche

Le french bashing déjà dans la Recherche

 

Le « French bashing » est une méthode pour railler la France. Il exprime le ressentiment à l’étranger et/ou l’autodénigrement dans le pays même.

Les deux situations risquent d’être réactivées avec la « cover » de Time. Comme tous les ans, le magazine américain désigne « the 100 most influentual people ». Ils sont répartis dans cinq catégories : The Titans, The Pioneers, The Artists, The Leaders et The Icons.

En 2015, trois Français en font partie : Emmanuelle Charpentier (biologiste), Thomas Piketty (économiste) et Marine Le Pen (président de parti politique).

1 Cover Time Le Pen

Déjà citée (déjà, hélas) en 2011, Mme Le Pen n’avait alors pas fait le voyage. Hier, elle était à New York pour la soirée de gala. Elle s’est présentée vêtue d’une robe longue bleu nuit et d’une cape de velours noir, elle a lancé, authentique caricature de « frenchie » : « Ah non, je ne parle pas anglais, moi. Je suis française !… Je fais partie de la majorité des Français, qui parlent peu l’anglais. En cela je suis très gaullienne : I speak very badly ».

2 Gala Time Le Pen

 

Shame on us !

 

Qu’opposer à cette image de la France ? Ses principes, son histoire, sa culture.

C’est le moment de relire Proust en de constater que le marquis de Norpois évoque dans Le Côté de Guermantes ce « french bashing » alors pas encore ainsi nommé : « Il faudra donner des juges à Dreyfus. Et ce sera chose facile car, quoique l’on ait pris l’habitude dans notre douce France, où l’on aime à se calomnier soi-même, de croire ou de laisser croire que pour faire entendre les mots de vérité et de justice il est indispensable de traverser la Manche, ce qui n’est bien souvent qu’un moyen détourné de rejoindre la Sprée, il n’y a pas de juges qu’à Berlin. »

 

Douce France, pauvre France ! Help !

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Le french bashing déjà dans la Recherche”

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  1. euh… « il n’y a pas de juges qu’à Berlin »… et il n’y a pas d’accent au « a », dans cette phrase : petite erreur facile à corriger, Patrice, et aucune raison d’en avoir honte. Par contre, le score de Marine Le Pen, là… SOUPIR.

    • Merci, Chère Clopine. J’ai eu un moment d’angoisse quand j’ai cru que vous parliez du second « à »…

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