Fiche — Coiffeur de Swann, le

Coiffeur de Swann, le [I]

Commerçant français

 

Personnage fictif.

Il travaille à domicile.

 

 

Swann a une tête « un peu chauve » et porte un « toupet » qu’Odette trouve successivement « chic » et « ridicule ». (I, 228)

 

Avec son fer, il relève la « brosse » de Swann.

Un matin, il se présente à 8 h chez son client. Le valet de chambre lui dit de revenir une heure plus tard. Swann l’avait fait venir tôt pour pouvoir aller dans l’après-midi à Combray.

Quand il est 9 h, Swann lui demande que sa brosse ne se dérange pas dans le train.

 

 

*il [Swann] sentit l’odeur du fer du coiffeur par lequel il se faisait relever sa «brosse» pendant que Lorédan allait chercher la petite ouvrière, (I, 246)

*C’était son valet de chambre qui venait l’éveiller et lui disait :

— Monsieur, il est huit heures et le coiffeur est là, je lui ai dit de repasser dans une heure.

Mais ces paroles en pénétrant dans les ondes du sommeil où Swann était plongé, n’étaient arrivées jusqu’à sa conscience qu’en subissant cette déviation qui fait qu’au fond de l’eau un rayon paraît un soleil, de même qu’un moment auparavant le bruit de la sonnette prenant au fond de ces abîmes une sonorité de tocsin avait enfanté l’épisode de l’incendie. Cependant le décor qu’il avait sous les yeux vola en poussière, il ouvrit les yeux, entendit une dernière fois le bruit d’une des vagues de la mer qui s’éloignait. Il toucha sa joue. Elle était sèche. Et pourtant il se rappelait la sensation de l’eau froide et le goût du sel. Il se leva, s’habilla. Il avait fait venir le coiffeur de bonne heure parce qu’il avait écrit la veille à mon grand-père qu’il irait dans l’après-midi à Combray, ayant appris que Mme de Cambremer — Mlle Legrandin — devait y passer quelques jours. (I, 271)

*Mais tandis que, une heure après son réveil, il donnait des indications au coiffeur pour que sa brosse ne se dérangeât pas en wagon, il repensa à son rêve (I, 272)

 


CATEGORIES : Commerçant, Personnage fictif/ AUTHOR : patricelouis

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  1. On se demande comment étaient taillées les brosses à cette époque pour qu’elles puissent se déranger « en wagon », à moins qu’il n’y eut vraiment de gros courants d’air.
    D’autre part, y-avait-il à cette époque des trains directs de Paris à Illiers? Rien n’empêche bien sûr que Proust en ait créé une de Paris à Combray.

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