Crise d’asthme

Crise d’asthme

 

Cette affection respiratoire est pénible…

Sans vous raconter ma vie, j’en ai souffert enfant. Je sais donc ce que Proust a vécu (Voir la chronique, Asthme, étouffements et Cie).

Et puis l’asthme m’a laissé tranquille. Depuis, ça va, merci.

Or voilà que depuis quelques jours, plus d’un demi siècle plus tard — bien pesé — mon souffle me donne quelque tracas. « Crise d’asthme », a diagnostiqué mon médecin, le docteur du Boulbon – pardon, Deballon, d’Illiers-Combray.

Quels soins apportait-on à Marcel ? Moi, c’est de l’amoxicilline, du Prednisone, de la Carbocistéine, du Pivalone, et de l’Ésoméprazole.

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Non, je ne suis pas allé » chez M. Rapin — « L’église ! Familière ; mitoyenne, rue Saint-Hilaire, où était sa porte nord, de ses deux voisines, la pharmacie de M. Rapin et la maison de Mme Loiseau, qu’elle touchait sans aucune séparation » (Du côté de chez Swann)—, ni chez Théodore Sanilon — « Théodore qui, il faut l’avouer, était bien gentil (Dieu qu’il était bien !) et qui est devenu très laid (il est maintenant pharmacien à Méséglise) » (Le Temps retrouvé) — mais chez Mme Bouvard, place de l’Église à Illiers-Combray, qui était de garde).

 

Cette crise sexagénaire, c’est quand même pousser un peu loin la passion pour Proust !

 

Parole d’asthmatique…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “Crise d’asthme”

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  1. bon si c’est un effet de mimétisme tu es donc en train d’écrire une oeuvre mais à la différence (car l’histoire ne se répète jamais totalement tu en sortiras vivant.

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