Quelles asperges !

Quelles asperges !

 

J’ai tendance à voir Proust partout, certes, mais il se trouve là où je l’indique.

Voilà que j’ai trouvé plus fort : le voir là où il n’est pas.

La très proustienne Catherine Le Gallen, assidue aux manifestations à la gloire du divin Marcel, m’envoie un cadeau de fin d’année.

Quelles asperges, Catherine Le Gallen

 

Que voyez-vous là ? Des esprits primaires répondraient des billes de bois, affinant même en parlant de longs piquets chargés sur un poids-lourd.

Trop élémentaire pour notre amie. Auteure de ce cliché pris sur une aire d’autoroute, elle croit y voir des « asperges géantes », ajoutant : « Proust aurait sans doute apprécié ».

Celles-là ne sont pas « deux fois grosses comme celles de la mère Callot » dont il est question dans Du côté de chez Swann, mais… incommensurablement plus.

Je n’arrive pas à imaginer l’ustensile dont une « Charité de Giotto », elle-même démesurée, aurait besoin pour les « plumer ».

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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