La duchesse de Guermantes et moi

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La duchesse de Guermantes et moi

 

À la face du monde, je clame mon amour pour Oriane….

Tout ce qu’elle fait trouve grâce à mes yeux, tout ce qu’elle dit m’enchante, tout ce qui la touche m’émeut.

Pour parler simple et sincère, je suis raide dingue de la divine duchesse proustienne, dont le personnage a été inspiré par Cordélia de Castellane, Laure de Chevigné, Mme de Goussencourt, Oriane de Goyon, Herminie de Rohan, Hélène Standish, Geneviève Straus et… la comtesse Greffulhe.

 

Il ne m’a pas échappé qu’un livre a été publié cet automne, titré La comtesse Greffulhe avec en sous-titre L’ombre des Guermantes et en bandeau La vraie vie de la muse de Proust.

Livre Laure Hillerin

 

Encensé par la presse, je me suis dit qu’il n’avait pas besoin de moi, surtout que je ne l’avais ni acquis ni lu. Je m’apprêtais à renoncer à le chroniquer quand, à quelques heures d’intervalle, deux personnes m’ont parlé de celle qui est née Élisabeth de Caraman-Chimay, fille du prince, 18e du nom, et d’une Montesquiou-Fezensac, épouse du richissime comte Henri Greffulhe.

La comtesse-Greffulhe, par Paul Nadar, 1899

La comtesse Greffulhe, par Paul Nadar, 1899

 

Je reçois d’abord un mel de la signataire de l’ouvrage, Laure Hillerin, qui me passe la main dans le dos : « Bravo pour votre blog » et se « permet » de me signaler son bouquin « qui intéressera peut-être [mes] lecteurs ». Ultime flatterie, elle précise que le site qui lui est consacré http://www.comtessegreffulhe.fr/ comporte un lien vers lefoudeproust/fr dans la rubrique « Marcel Proust », avant de signer « Proustiennement vôtre ».

Gentil, attentionné, limite flagorneur, mais, bon… j’hésitais encore quand mon jeune frère, Olivier, me téléphone pour évoquer le rapport qui existe entre notre famille et la belle comtesse Greffulhe ! Il l’a lu dans des écrits qu’un de nos oncles paternels a consacrés à l’histoire des Louis.

Aumônier militaire, il consultait ses frères et sa sœur sur leur vie. Et voilà-t-y-pas que tante Marie, sœur de mon père que j’ai parfaitement connue quand elle habitait Versailles, lui confie ceci :

« Je me souviens  qu’à Paris, quand on annonçait l’arrivée de la comtesse Greffulhe, nous allions tous regarder passer son attelage ».

Tout soudain, par comtesse et parente interposées, je me sens encore plus proche de ma chère duchesse. Ah, Oriane ! Et j’ajoute : Ah, Élisabeth !

 

Née en 1905, ma tante a été parisienne jusqu’à ses dix ans et passait son temps chez un parent boulevard Malesherbes. Selon Olivier, c’est dans ce quartier que l’événement se passait.

Plausible, chère Laure ?

 

En attendant la grâce de lire votre réponse, je vais vous lire au plus tôt en achetant La comtesse Greffulhe, L’ombre des Guermantes (Flammarion, 24 € à la FNAC, chez Amazon et à la librairie L’Esperluète à Chartres où je vais, cours et vole ce matin même).

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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