Tenir salon au Swann

Tenir salon au Swann

 

Je l’avoue volontiers : l’idée ne manquait pas de vanité.

J’ai proposé à mes ami(e)s de venir partager quelques instants avec moi à l’heure du petit-déjeuner à l’hôtel Swann où je venais de passer la nuit (voir la chronique Ma nuit avec la Charité (de Giotto).

Le seul horizon, la seule ambition : être avec moi. Ni croissants ni madeleines, juste ma compagnie. Je me suis assumé « salonnier » (masculin rare) agrégeant autour de moi.

Eh bien, il s’est trouvé hier une demie douzaine de personnes (des proustiennes et deux amis chers, Olivier et Renaud) pour répondre à l’appel.

Honneur aux dames qui ont bien voulu poser avec moi devant le portrait du cher Marcel et l’objectif du très accueillant dirigeant de l’hôtel littéraire, Marc-Henri Courtade.

1 Dames

 

Je ne me lasserai pas de dire tout le bien de ce Swann du quartier de l’Europe à Paris. Au milieu de pièces bien intéressantes que l’on peut admirer dans une atmosphère et un décor proustiens en diable, est accrochée dans le hall-salon un tableau qui ressemble de loin aux panneaux des salles impersonnelles de réunions sur lesquels on écrit au feutre.

2 Panneau

 

Seulement, le cadre ne cadre pas avec cette hypothèse. Il faut s’approcher pour noter la présence d’une loupe accrochée au mur.

3 Loupe

 

Il faut enfin presque coller le nez au tableau pour y découvrir les trois mille pages de la Recherche (vraiment toutes ?) en caractères si minuscules qu’elles tiennent sur environ 1mx1,5 m.

4 PL devant le panneau

5 Texte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À voir. Quant à mon expérience, je vous souhaite de la tenter.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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