« Proust pluriel » : singulière Mireille Naturel

« Proust pluriel » : singulière Mireille Naturel

 

Mireille Naturel est incontournable dans le savant monde proustien.

C’est une MCF HDR à l’UFR DIFLE.

Il m’a fallu quelques minutes pour trouver la traduction de ces sigles qui me sont étrangers : Maître de Conférences, elle est Habilitée à Diriger des Recherches à l’Unité de Formation et de Recherche au Département Didactique du Français Langue Etrangère à la Sorbonne. J’ai des excuses n’ayant jamais achevé ma licence d’histoire commencée à Nanterre en 1967 — oui, l’année d’avant Mai…

Mireille Naturel (nous confie le site de l’Université Paris 3) a soutenu une thèse sur « La phrase longue dans Le Temps retrouvé », sous la direction de Jean Milly, en 1983 (Paris 3), et, en 2007, une Habilitation à diriger des recherches intitulée « Proust et le fait littéraire »,  sous la direction d’Antoine Compagnon (Paris 4). Elle a été en détachement pendant huit ans auprès du Ministère des Affaires étrangères : enseignement supérieur au Maroc (2001-2007), et direction du Centre Culturel français de Bergen, en Norvège (2007-2009).

Elle vient de diriger Proust pluriel, aux Presses de la Sorbonne nouvelle. L’ouvrage compte pas moins de dix-sept contributeurs représentant plusieurs « générations de chercheurs proustiens de la Sorbonne nouvelle, dans la pluralité de leurs pratiques de recherche, des plus classiques aux plus innovantes ». Calé !

1 Proust pluriel, MN

 

Moi, c’est ma presque voisine d’Illiers-Combray que je connais le mieux — elle qui, secrétaire générale de la Société des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray, a acquis la maison du docteur Percepied où elle séjourne régulièrement.

Un indice est utile pour la reconnaître : ses longs cheveux de la couleur de ceux de Gilberte quand le Héros la voit pour la première fois à travers la haie d’aubépines :

*je m’éloignais, emportant pour toujours, comme premier type d’un bonheur inaccessible aux enfants de mon espèce de par des lois naturelles impossibles à transgresser, l’image d’une petite fille rousse, à la peau semée de taches roses, qui tenait une bêche et qui riait en laissant filer sur moi de longs regards sournois et inexpressifs. Du côté de chez Swann

 

Est-ce bien elle que l’Écho républicain affirme représenter dans son édition du jour ?

2 Echo 20 XI 14

 

Raté — alors que le fou de Proust se trouve, incognito, sur la photo !

Il faut fouiller dans les archives récentes du même quotidien pour trouver Mireille (la vraie) au naturel :

3 Mireille-Naturel

 

Si vous voyez Mireille Naturel avant moi, assurez-la de ma fidèle amitié.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

Has one comment to “« Proust pluriel » : singulière Mireille Naturel”

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  1. Merci beaucoup, cher Patrice Louis, pour cet hommage à Proust Pluriel et pour ma réhabilitation photographique. On peut s’attendre à tout avec L’Echo, y compris à une transgression d’identité. J’en profite pour signaler à notre quotidien local que l’actualité à Illiers-Combray ne s’arrête pas forcément avec la tombée de la nuit, qu’il se passe parfois des choses intéressantes après 20h, comme la projection de « Proust lu » de Véronique Aubouy, la nuit du Centenaire. Pas une image, ni une ligne dans L’Echo du jour. Une honte !

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