« Achetez un mot, offrez une page »

« Achetez un mot, offrez une page »

 

Proust est connu pour ses longues et parfois interminables phrases.

L’une des plus emblématiques, sur les chambres occupées par le Héros, a 486 mots et se trouve dans les premières pages de Du côté de chez Swann.

Elle m’a donné une idée : l’opération « Achetez un mot, offrez une page ».

À l’occasion du Téléthon, je l’ai faite imprimer sur une dizaine de feuilles verticales et accrocher dans les locaux de l’Office de Tourisme du Pays de Combray. Des caches de papier ont été posés devant chacun des mots, avec, sur leur face intérieure le mot dissimulé.

Suis-je clair ? Le mieux n’est-il pas de voir ce que ça donne ?

http://youtu.be/JNZbAL2bUx8

 

À partir du 5 décembre, contre une modeste somme ­— 50 centimes (mais on a le droit de donner plus !) —, tout visiteur pourra retirer un cache, gagner un mot et révéler la phrase petit à petit et dans l’ordre de son écriture, jusqu’à ce que la phrase soit entièrement libérée.

Ainsi, cette façon amusante d’aborder la culture permettra également d’apporter une contribution financière au combat du Téléthon contre la maladie.

 

La phrase, mesurant onze mètres, restera ensuite exposée à l’Office de Tourisme pour sa réouverture en janvier 2015 (les vendredis et samedis de janvier et février).

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

3 comments to “« Achetez un mot, offrez une page »”

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  1. quelle bonne idée d’aller à la découverte de la phrase et de la vidéo, avec comme fond le son des cloches de Saint-Hilaire, magnifique

  2. Dear Marcelita,
    Il ne neigera pas. Le seul risque, c’est la pluie, mais elle ne me fera pas plier. Je suis comme Bloch et et comme Mme Goupil :
    Lui : « — Je ne me laisse jamais influencer par les perturbations de l’atmosphère ni par les divisions conventionnelles du temps. Je réhabiliterais volontiers l’usage de la pipe d’opium et du kriss malais, mais j’ignore celui de ces instruments infiniment plus pernicieux et d’ailleurs platement bourgeois, la montre et le parapluie. »
    Elle : « ma tante Léonie devisait avec Françoise en attendant l’heure d’Eulalie. Elle lui annonçait qu’elle venait de voir passer Mme Goupil «sans parapluie, avec la robe de soie qu’elle s’est fait faire à Châteaudun. Si elle a loin à aller avant vêpres elle pourrait bien la faire saucer». »
    Ce n’est pas le ciel qui va fare la loi ! Proust m’est un refuge…

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