Fiche — Stravinski, Igor

Stravinski, Igor Fiodorovitch [IV, V]

Musicien étranger

 

Personnage réel.

(1882-1971) Âge Proust — 11 ans.

 

Compositeur russe, puis français, enfin américain.

 

Fils de Feodor Stravinski, basse au théâtre Marlinsky, et d’Anna Kholodowsky, pianiste ; élevé par une gouvernante allemande qu’il aime comme une seconde mère.

Époux de sa cousine Catherine Gavrilovna Nossenko.

Père de quatre enfants : Fiodor (dit Théodore), Lioudmilla, Sviatoslav (dit Soulima) et Milena (dite Milène).

 

Il devient célèbre en créant trois œuvres pour les Ballets russes de Diaghilew : L’Oiseau de feu (1910), Petrouchka (1911) et Le Sacre du printemps (1913).

 

 

Le Héros le cite, lui et son génie, parmi ceux qui réalisent « l’efflorescence prodigieuse » de la compagnie de ballets d’avant-garde.

Également chef d’orchestre, il réalise l’orchestration des Sylphides de Chopin, lors de la première saison des Ballets russes à Paris.

 

 

*quand, avec l’efflorescence prodigieuse des ballets russes, révélatrice coup sur coup de Bakst, de Nijinski, de Benoist, du génie de Stravinski, la princesse Yourbeletieff, jeune marraine de tous ces grands hommes nouveaux, apparut portant sur la tête une immense aigrette tremblante inconnue des Parisiennes et qu’elles cherchèrent toutes à imiter, on put croire que cette merveilleuse créature avait été apportée dans leurs innombrables bagages, et comme leur plus précieux trésor, par les danseurs russes (IV, 100)

Par Jacques-Emile Blanche, 1913

Par Jacques-Emile Blanche, 1913

 

*peu disposé à aller se coucher après l’enthousiasme déchaîné par Shéhérazade ou les danses du Prince Igor, on allait chez Mme Verdurin, où, présidés par la princesse Yourbeletieff et par la Patronne, des soupers exquis réunissaient, chaque soir, les danseurs, qui n’avaient pas dîné pour être plus bondissants, leur directeur, leurs décorateurs, les grands compositeurs Igor Stravinski et Richard Strauss, petit noyau immuable, autour duquel, comme aux soupers de M. et Mme Helvétius, les plus grandes dames de Paris et les Altesses étrangères ne dédaignèrent pas de se mêler. Même ceux des gens du monde qui faisaient profession d’avoir du goût et faisaient entre les ballets russes des distinctions oiseuses, trouvant la mise en scène des Sylphides quelque chose de plus «fin» que celle de Shéhérazade, qu’ils n’étaient pas loin de faire relever de l’art nègre, étaient enchantés de voir de près les grands rénovateurs du goût du théâtre, qui, dans un art peut-être un peu plus factice que la peinture, firent une révolution aussi profonde que l’impressionnisme. (V, 162)

Par Jacques-Emile Blanche, 1915

Par Jacques-Emile Blanche, 1915

 

 


CATEGORIES : Compositeur, Etranger, Personnage réel/ AUTHOR : patricelouis

Comments are closed.

Articles populaires

Abonnez-vous

Un flux RSS proustien pour recevoir tous les articles du Fou de Proust
Et également sur et