Il n’y a pas de hasard

Il n’y a pas de hasard

 

Ni tirage, ni grattage, mais un aréopage…

Les deux premiers sont absents d’À la Recherche du Temps perdu et le troisième était présent hier au grand complet à Illiers-Combray.

Le président de la Française des Jeux et son état-major voulaient tirer le rideau en beauté sur le séminaire qu’ils venaient de tenir en Eure-et-Loir. Quand ils découvrirent que la commune proustienne était sur le chemin du retour vers Paris, la destination fut trouvée.

Restait à trouver un cicérone. Ils tombèrent sur moi.

C’est ainsi qu’un vendredi de septembre (le 5, pas le 13) arrivèrent des véhicules dont la taille et la couleur indiquaient la qualité et l’importance de leurs occupants, Christophe Blanchard-Dignac en tête (un homme de tête, élégant énarque, ancien directeur du Budget).

Le CA de la FdJ garé devant le Pont-Vieux (Photo PL)

Le CA de la FdJ garé devant le Pont-Vieux (Photo PL)

 

Au programme de ces visiteurs, dont certains se proclamaient « proustiens » et d’autres « sympathisants » : la Maison de tante Léonie, l’église Saint-Jacques de Florent d’Illiers (ou Saint-Hilaire de Gilbert le Mauvais) et le Pré Catelan.

Dirigeants de haute volée à l’esprit ouvert, ils ne manquèrent aucune station d’un chemin qui n’est pas de croix, mais de choix.

Dans le petit raidillon (Photo PL)

Dans le petit raidillon (Photo PL)

 

La conversation ne porta pas sur l’art du tirage ou du grattage que les jeux de la fdj ont immortalisés, ni sur la loterie (une occurrence dans Le Temps retrouvé : je croyais par moments que le nom de Charlie, allait, malgré Robert, « sortir » comme le numéro d’une loterie).

Avec le président Blanchard-Dignac…

FdJ 3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… nous fîmes assaut de références proustiennes — jusques et y compris familiales, sa fille accomplissant des études de lettres, avec ce cher Marcel au programme. Il fut même question d’un flacon qui exhalerait des senteurs d’aubépines, Mme Blanchard-Dignac étant ce que l’on appelle un nez…

 

Le jeu fut plaisant. En fin d’après-midi, les portières se refermèrent sur l’aréopage des maîtres des divertissements du hasard. Et moi, je retournai chez moi, lire mon dernier achat (à la fabuleuse librairie chartraine, L’Esperluète) :

FdJ 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je devrais me faire guide.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Il n’y a pas de hasard”

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  1. Bravo pour l’accueil de la Fdj

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