Se ruiner chez tante Léonie

Se ruiner chez tante Léonie

 

Certains dilapident leur fortune au casino. Pour d’autres, l’excitation consiste à perdre sa chemise (sic) auprès des dames. D’aucuns n’ont d’autre ressource ensuite de déposer leurs bijoux chez leur tante, je veux dire Ma Tante (non pas une mienne tante), mais au mont-de-piété dont c’est une des appellations.

 

Moi, je dépense tout chez tante Léonie, à Illiers-Combray. L’offre de produits dérivés de l’œuvre de Proust n’y est certes pas pléthorique (livres, montres, cartes postales, marque-pages), mais elle s’est enrichie de deux tentations auxquelles je n’ai pas résisté.

 

Hier, accompagnant une amie qui voulait être initiée au proustisme, j’ai acheté :

1) un mini-livre proposant une biographie de Marcel Proust. Le prix correspond aux pièces posées autour pour donner une idée de la taille.

239 Mini-livre

 

2) une plaquette de timbres à l’effigie de l’écrivain moustachu sur fond de Loir, oblitérée à Illiers, qui n’avait pas encore accolé Combray à son nom, puisque c’est à la date du 12 février 1966. Valeur faciale totale : 1, 60 F. Vendus 10 €.

239 Timbres

 

Heureusement, je me refais (un peu) en économisant l’accès à l’illustre maison qui ne me coûte rien au titre de mon appartenance à la Société des Amis de Marcel Proust et des Amis de Combray (Sampac).

 

Une vraie consolation. Elle est même double, car il me plaît de contribuer au remplissage des maigres caisses de la Sampac.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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