Proust dans une intrigue islandaise

Proust dans une intrigue islandaise

 

Arnaldur Indridason écrit des romans noirs. Dans l’un d’eux (que je viens de terminer), les personnages se prénomment Erlendur, Baldvin, Tryggvi et… Marcel.

Notre Marcel.

Mon cadet, Olivier, m’a sommé de —pardon, invité à— lire toute affaire cessante Hypothermie, publié en 2010 par Métailié.

225 Hypothermie

 

Que fait notre Marcel sur les bords gelés du lac de Thingvellir dans l’enquête d’un commissaire très seul confronté à un suicide trop simple et des disparitions trop anciennes ? N’attendez pas de moi que je vous révèle ce qui est élucidé au bout de près de trois cents pages.

 

Trois indices cependant :

Page 29 :

— Tu parles de m’envoyer un signe depuis l’au-delà ?

Léonarda avait hoché la tête.

— Tu connais… mon œuvre préférée… en littérature.

— Proust.

— Ça… ça sera… enfin, ouvre l’œil.

 

Page 58 :

Elle possédait les sept volumes d’À la recherche du temps perdu en français, luxueusement reliés. Elle m’a dit qu’elle se servirait de Proust. Et que le message qu’elle m’enverrait signifierait qu’effectivement il y avait bien une vie après la mort.

—  Et que s’est-il passé ?

— Vous croyez que je suis folle, n’est-ce pas ?

 

Page 101 :

Il est possible que la clef de toute cette histoire se trouve chez Marcel Proust.

 

Au lendemain d’une chronique imposée par l’actualité (voir Les proustiens pleurent Lauren Bacall), voilà que la littérature nordique nous ramène effectivement à lui.

 

Une fois encore, qu’on ne me reproche pas de voir Proust partout — puisqu’il y est, de New York à Reykjavik.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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