Trace de Proust sur news.google

Traces de Proust sur news.google

 

Entrez Marcel Proust en mots-clés sur Google, comme on jette un filet, et relevez votre pêche.

 

Cette semaine, c’est d’abord, actualité sportive oblige, Europe 1 (europe1.fr/Sport/Coupe-du-Monde-de-football) qui raconte jeudi que des plaisantins ont piégé un journaliste brésilien — et pas n’importe lequel : « Mário Sérgio Conti est un grand nom du journalisme au Brésil. Il est notamment connu pour avoir traduit Marcel Proust en portugais. Mais mercredi, il s’est fait avoir en beauté… Alors qu’il était sur un vol régulier entre Rio de Janeiro et São Paulo, il croise le sélectionneur national, Luiz Felipe Scolari, dit « Felipão », et Neymar, la star de l’équipe brésilienne. Le journaliste décide donc de les interviewer après le match nul face au Mexique (0-0). Sans se préoccuper du fait de savoir que normalement les joueurs de la « Seleçao » voyagent seuls dans un avion spécialement réservé pour la Coupe du monde. » Les pros du foot se révèleront être des sosies.

C‘est ensuite le site des Échos (lesechos.fr/idees-debats/cercle) qui, consacrant un article au livre dont les économistes parlent en ce moment, Le Capital au XXIe siècle, de Thomas Piketty note : « Le monde avant la Belle-Epoque connaissait des taux de progression de 0,2 ou 0,3 % annuels, qui fait que les revenus comparés comme les parités entre devises entre 1800 et 1914 étaient grossièrement semblables, ce qui démontre également l’absence d’inflation. Avec 0,2 %, le monde ne change pas : la France des « Plaisirs et des jours » de Marcel Proust ressemble à s’y méprendre à la France du « Père Goriot » de Balzac, du point de vue économique, financier et monétaire. Avec 1 % de croissance au contraire, c’est un Nouveau Monde toutes les deux générations. »

 

C’est encore Le Monde (lemonde.fr/ameriques/article) qui, lundi, publiant un article intitulé « Mike Stern et Bill Evans font sonner leur folie savante à Broadway », conclut de façon plus que troublante : « Bill Evans, notre saxophoniste, énergie de feu et carrière internationale, est né en 1958, soit au sommet de la carrière du pianiste Bill Evans (1928–1980). Personne n’est responsable de son état-civil. Mais il oblige pour l’éternité à préciser, Bill-Evans-le-saxophoniste. Comme on dirait, Marcel Proust, le peintre. » (sic)

 

Enfin, pêché seulement maintenant, mais posté sur Huff Post US (huffingttonpost.com) le 23 mai, une délicieuse chronique de Roz Warren qui se présente comme « essayiste, humoriste et buveuse de café ». Son titre : « It’s A Bird ! It’s A Plane ! It’s Marcel Proust !… » Elle débute ainsi (traduction) : « L’homme que j’aime lit Proust. Il lit aussi les BD de Batman. Mark est un professeur retraité et le type même de l’intellectuel mais la table de chevet de son côté du lit accueille et Du côté de chez Swann et Batman : Gotham après minuit. La plupart des hommes de 58 ans ne lisent pas des bandes dessinées. Bien sûr, la plupart des hommes de 58 ans ne lisent pas Proust non plus. »

 

C’était une partie des occurrences « Proust » ces jours-ci sur google.fr/news.

 

Parole de proustiste…

Parole Louis

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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