Des lignes dans le ciel

Des lignes dans le ciel

 

Le ciel d’Illiers-Combray, un appareil photo saisi au bon moment — sans besoin de convoquer « l’instant décisif » conceptualisé par Cartier-Bresson…

Et voilà une image aux lignes épurées — sans nécessité d’évoquer la trame orthogonale de Mondrian.

(Photo PL)

(Photo PL)

 

 

Plaisir de l’avoir prise, envie de la partager, mais quel rapport avec Proust, si ce n’est le lieu de l’instantané.

Mais une bonne étoile veille. Elle me fait tomber sur un passage de La Fugitive :

*Comme il y a une géométrie dans l’espace, il y a une psychologie dans le temps, où les calculs d’une psychologie plane ne seraient plus exacts parce qu’on n’y tiendrait pas compte du temps et d’une des formes qu’il revêt, l’oubli ; l’oubli dont je commençais à sentir la force et qui est un si puissant instrument d’adaptation à la réalité parce qu’il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle. Et j’aurais vraiment bien pu deviner plus tôt qu’un jour je n’aimerais plus Albertine.

 

Géométrie dans l’espace + perpendiculaires dans le ciel + psychologie proustienne = un improbable mais esthétique cocktail.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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