Les bienfaits de l’amitié

Les bienfaits de l’amitié

 

J’ai failli participer à la matinée chez le prince de Guermantes.

Entendez-moi bien : ma  réunion d’hier soir à Paris avait des faux airs pour moi de ce que la matinée est au Héros du Temps retrouvé.

Cela fait quarante-trois ans que je suis sorti diplômé du Centre de Formation des Journalistes. Notre promotion est restée très liée et, de loin en loin, nous aimons à nous retrouver pour des agapes fraternelles et sororales.

Je n’ai pu m’empêcher de penser en me rendant au CFJ (oui, nous avons passé la soirée sur les lieux de notre formation) aux marques du temps que le Héros relève sur les participants au raout organisé par la second princesse de Guermantes, l’ex Sidonie Verdurin.

Allais je reprendre les mots proustiens qui décrivent l’effet des ans sur mes camarades (et sur moi-même) : « ridé, vieilli, blanchi, argenté, émollié, tassé, courbé, fané, loque en bouillie, moribond-bouffe, fantoche, tremblotant, boiteux, gâteux, gaga » ?

Eh bien non. Je suis heureux de vous révéler que, non seulement le journalisme mène à tout, mais aussi qu’il conserve.

Certes, nous n’avons plus les innocents visages de nos vingt ans, mais ils n’ont pas laissé la place à des masques repoussants.

Un exemple en image :

IMG_4743

 

 

De droite à gauche, le proustiste hilare, PPDA et FOG — ainsi sont-ils un peu connus et toujours très télégéniques.

 

En réalité, c’est l’amitié qui protège des signes du temps qui passe, et c’est ce qui manque au Héros concernant la plupart des participants-Guermantes, quand elle réunissait tous les convives-CFJ — chacune et chacun.

 

Parole de proustiste…

Patrice Louis

 

 

 

 

 


CATEGORIES : Chronique/ AUTHOR : patricelouis

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