Fiche — Médecin-chef du régiment de Saint-Loup, le

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Médecin-chef du régiment de Saint-Loup, le [III, IV]

Militaire français

 

Personnage fictif.

 

 

Il est passionné de musique. Sa femme chante comme le ferait un premier prix au Conservatoire. Le lieutenant-colonel du régiment joue très bien du piano. Les deux artistes amateurs et leurs conjoints dînent une fois par semaine cher le prince de Borodino, capitaine à Doncières. Selon eux, il est flatté d’avoir leur amitié. Mais, quand le prince a été nommé ailleurs, il n’a plus jamais donné de ses nouvelles.

Le docteur Cottard se rengorge en racontant à Viradobetski que ce médecin-chef, le major du régiment, l’a invité à déjeuner avec le général, aristocrate autant que Charlus.

 

 

*Et à propos des relations bourgeoises que le prince avait à Doncières, il convient de dire ceci. Le lieutenant-colonel jouait admirablement du piano, la femme du médecin-chef chantait comme si elle avait eu un premier prix au Conservatoire. Ce dernier couple, de même que le lieutenant-colonel et sa femme, dînaient chaque semaine chez M. de Borodino. Ils étaient certes flattés, sachant que, quand le Prince allait à Paris en permission, il dînait chez Mme de Pourtalès, chez les Murat, etc. Mais ils se disaient : «C’est un simple capitaine, il est trop heureux que nous venions chez lui. C’est du reste un vrai ami pour nous.» Mais quand M. de Borodino, qui faisait depuis longtemps des démarches pour se rapprocher de Paris, fut nommé à Beauvais, il fit son déménagement, oublia aussi complètement les deux couples musiciens que le théâtre de Doncières et le petit restaurant d’où il faisait souvent venir son déjeuner, et à leur grande indignation ni le lieutenant-colonel, ni le médecin-chef, qui avaient si souvent dîné chez lui, ne reçurent plus, de toute leur vie, de ses nouvelles. (III, 89)

*[Cottard à Viradolbetski sur Charlus :] Il ignore sans doute que dans toutes les villes d’eau, et même à Paris dans les cliniques, les médecins, pour qui je suis naturellement le «grand chef», tiennent à honneur de me présenter à tous les nobles qui sont là, et qui n’en mènent pas large. Cela rend même assez agréable pour moi le séjour des stations balnéaires, ajouta-t-il d’un air léger. Même à Doncières, le major du régiment, qui est le médecin traitant du colonel, m’a invité à déjeuner avec lui en me disant que j’étais en situation de dîner avec le général. Et ce général est un monsieur de quelque chose. Je ne sais pas si ses parchemins sont plus ou moins anciens que ceux de ce baron. (IV, 232)

 

 

 


CATEGORIES : Médecin, Militaire, Personnage fictif/ AUTHOR : patricelouis

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