Fiche — James Abbott Mc Neill Whistler (US)

Whistler, James Abbott Mc Neill [II, III, IV, VI]

Plasticien étranger

 

Personnage réel.

(1834-1903) Âge Proust + 37 ans.

 

Peintre américain lié au mouvement symbolique et impressionniste.

Fils de George Washington Whistler, ingénieur des chemins de fer, et d’Anna Matilda McNeilla.

Époux (1888) de Beatrix, veuve d’ E. W. Godwin.

Il est l’ami de Courbet, Fantin-Latour, Manet, Mallarmé et Montesquiou. Il annonce l’impressionnisme. Il sert de modèle à Proust —qui l’a connu — pour Elstir.

Whistler, Autoportrait, vers 1872

Whistler, Autoportrait, vers 1872

 

*le nœud de velours, la coque de ruban qui eussent ravi dans un portrait de Chardin ou de Whistler, Françoise les avait placés avec un goût infaillible et naïf sur le chapeau devenu charmant. (II, 157)

*Mais il y a à Guermantes, ce qui est un peu plus intéressant! un portrait bien touchant de ma tante par Carrière. C’est beau comme du Whistler ou du Velasquez, ajouta Saint-Loup qui dans son zèle de néophyte ne gardait pas toujours très exactement l’échelle des grandeurs. Il y a aussi d’émouvantes peintures de Gustave Moreau. (II, 232)

*parfois, sur le ciel et la mer uniformément gris, un peu de rose s’ajoutait avec un raffinement exquis, cependant qu’un petit papillon qui s’était endormi au bas de la fenêtre semblait apposer avec ses ailes au bas de cette «harmonie gris et rose» dans le goût de celles de Whistler, la signature favorite du maître de Chelsea. (II, 268)

*Cette manière, la première manière d’Elstir était l’extrait de naissance le plus accablant pour Odette, parce qu’il faisait d’elle non pas seulement, comme ses photographies d’alors, une cadette de cocottes connues, mais parce qu’il faisait de son portrait le contemporain d’un des nombreux portraits que Manet ou Whistler ont peints d’après tant de modèles disparus qui appartiennent déjà à l’oubli ou à l’histoire. (II, 308)

*comme Elstir, quand la baie de Balbec ayant perdu son mystère, étant devenue pour moi une partie quelconque interchangeable avec toute autre des quantités d’eau salée qu’il y a sur le globe, lui avait tout d’un coup rendu une individualité en me disant que c’était le golfe d’opale de Whistler dans ses harmonies bleu argent (III, 14)

*J’eus tout le loisir (comme il feignait d’être absorbé dans une partie de whist simulée qui lui permettait de ne pas avoir l’air de voir les gens) d’admirer la volontaire et artiste simplicité de son frac qui, par des riens qu’un couturier seul eût discernés, avait l’air d’une «Harmonie» noir et blanc de Whistler; noir, blanc et rouge plutôt, car M. de Charlus portait, suspendue à un large cordon au jabot de l’habit, la croix en émail blanc, noir et rouge de Chevalier de l’Ordre religieux de Malte. (IV, 37)

*Je regardais l’admirable ciel incarnat et violet sur lequel se détachent ces hautes cheminées incrustées, dont la forme évasée et le rouge épanouissement de tulipes fait penser à tant de Venises de Whistler. (VI, 162)

 

 


CATEGORIES : Etranger, Personnage réel, Plasticien, Roturier/ière/ AUTHOR : patricelouis

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