Fiche — Les Miramiones

Miramiones, les [VII]

Femmes de charité françaises

 

Personnages réels.

 

Elles tiennent leur nom de Marie Bonneau de Rubelles, dame de Miramion (1629-1696), orpheline, veuve, chargée de sa petite-fille, richissime, pieuse et charitable. Mme de Sévigné la surnomme « Mère de l’Église ».

Membres de la communauté de la Sainte Famille, ce sont des femmes aspirant à servir Dieu et autrui. Sans prononcer de vœux, elles se consacrent à instruire, nourrir et soigner de jeunes nécessiteuses. La communauté est dissoute en 1794.

Mme de Miramion

Mme de Miramion

 

Elles sont citées dans le pastiche du Journal inédit des Goncourt.

Elles sont traitées de « religieuses d’autrefois ».

 

 

*[Pastiche du Journal inédit des Goncourt :] quand nous arrivons, dans le glauque et le diffus d’un clair de lune vraiment semblable à ceux dont le peinture classique abrite Venise, et sur lequel la coupole silhouettée de l’Institut fait penser à la Salute dans les tableaux de Guardi, j’ai un peu l’illusion d’être au bord du Grand Canal. L’illusion est entretenue par la construction de l’hôtel où du premier étage on ne voit pas le quai et par le dire évocateur du maître de maison affirmant que le nom de la rue du Bac – du diable si j’y avais jamais pensé – viendrait du bac sur lequel des religieuses d’autrefois, les Miramiones, se rendaient aux offices de Notre-Dame. (VII, 14)

 

 

 


CATEGORIES : Personnage réel/ AUTHOR : patricelouis

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