« Farcesque » XXXXII et dernier

Humour proustien. Télégraphique.

Je sentais que malgré moi je la regardais trop fixement dans ma curiosité de savoir ce qu’elle avait de changé. Cette curiosité fut d’ailleurs bientôt satisfaite quand elle se moucha, car malgré toutes les précautions qu’elle y mit, par toutes les couleurs qui restèrent sur le mouchoir, en faisant une riche palette, je vis qu’elle était complètement peinte. C’était cela qui lui faisait cette bouche sanglante et qu’elle s’efforçait de rendre rieuse en croyant que cela lui allait bien, tandis que l’heure du train qui s’approchait sans que Gilberte sût si son mari arriverait vraiment ou s’il n’enverrait pas une de ces dépêches dont M. de Guermantes avait spirituellement fixé le modèle : « Impossible venir, mensonge suit », pâlissait ses joues sous la sueur violette du fard et cernait ses yeux. (VII)

 

Comme le dit Bloch, selon Saint-Loup dans Le Côté de Guermantes : « C’est assez farce ».

 

 

Fin

 

 


CATEGORIES : Humour/ AUTHOR : patricelouis

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