Le fou de proust — Vingt-et-unième épisode

Épisode 21

 

Après plusieurs minutes d’applaudissements que la nature du texte, la magie de la voix et la solennité du lieu empêchaient d’être frénétiques, le public rechignait à quitter les lieux. Et pas seulement ceux de l’intérieur, mais aussi ceux des jardins et de la digue. Par centaines, ici et là, ils transformaient le Grand-Hôtel et son alentour en un immense espace de spectacle. Il faisait presque nuit et la féérie des illuminations de Noël sous un ciel sans nuages ajoutaient à la grâce partagée. C’était inédit, c’était inouï, tout le monde restait interdit.

Fabrice ne savait trop comment s’éclipser. Lui aussi savourait ces moments, terme pour lui d’une semaine de concentration intense. Des cris succédèrent aux applaudissements : « Bravo, encore, bis, Fa-brice-Fa-brice ». C’était aussi stupide que déraisonnable, mais il faut croire que, décidément, rien ne se pouvait comparer à ce qui venait d’être vécu. La foule prolongeait comme elle le pouvait son émerveillement devant une mémoire aussi prodigieuse.

À la surprise de tous — à commencer par ceux qui le réclamaient —, Fabrice bissa la fin d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs, « dans ce Balbec tant désiré », au « beau temps si éclatant » et c’est à l’unisson de nombreuses gorges que retentirent les mots ultimes sur un jour comparé à une « somptueuse et millénaire momie », « précautionneusement désemmailloté[e] de tous ses linges », avant d’« apparaître, embaumée dans sa robe d’or ».

Rideau. Des larmes coulaient, des sourires béats illuminaient des visages. Fabrice se volatilisa encore. En quatorze séances, il avait prononcé deux cent cinq mille neuf cent sept mots.

 

Antoine et Petit-Jean me manquèrent pas de remarquer un nouveau comportement dans le public dont il faudrait tenir compte à l’avenir : les allées et venues étaient constantes. Le récitant ne s’en plaignait pas, mais cette bougeotte (au demeurant compréhensible car la performance était aussi réclamée aux spectateurs) créait un bruissement dérangeant. Il s’accordèrent pour trouver une solution, et ce sont des souvenirs du tournoi de Roland-Garros qui les aidèrent : il suffisait, avec un nombre réduit de placiers, d’ordonner ces va-et-vient par petits groupes, profitant des respirations du texte.

 

Il restait quatre jours avant Noël et le prodige enflait. Des fabricants avaient su réagir à temps et nombre de cadeaux fleuraient leur « proustitude » — stylos, bijoux, reproductions de sculptures, accessoires de mode, art de la maison, art de la table, affiches —, qu’ils s’inspirassent de l’époque ou qu’ils fissent référence directe à l’auteur en le plaçant en effigie, ils rivalisaient d’inventivité.

Proust, pour l’éternité, étant associé prioritairement aux madeleines, ces gâteaux furent le cadeau de l’année, pour autant qu’ils vinssent de chez les fabricants traditionnels, que ce soit la famille Zins à Commercy (berceau de ce gâteau inventé dans les cuisines du château du roi Stanislas au XVIIIe siècle), de la biscuiterie Lolmède, au cœur d’Angoulême, ou de chez Bijou (« Tradition pâtissière depuis 1845 »), à Saint-Yrieix-la-Perche.

         La Recherche s’arrachait et la littérature se vendait mieux : « Proust booste les ventes », titra Livre-Hebdo. Sans attendre ces effets, les médias accentuèrent l’engouement. « Proust fait le show » ; « Chauffe Marcel » (n°1 au hit-parade) ; « Comme le ciment, le roman prend : histoire d’un emballement ». Tel s’ingéniait à « radiographier » le « phénomène », tel autre cherchait sa « signification » dans la France de 201*, tous multipliaient débats, analyses et reportages.

Avides de portraits, les journaux se heurtaient au mutisme de Fabrice Pelletier. En dehors de ses exhibitions (nul ne savait comment nommer ce qu’il était en train de faire : spectacle, prestation, déclamation ?), il était d’un silence absolu — et pas seulement pour protéger sa voix.

Lui qui avait consacré ses activités à raconter celles du monde s’était convaincu, assez rapidement, que l’information est un faux besoin. « Des tambours de ville » seraient amplement suffisants, estimait-il au fond de lui. Il avait accumulé les formules prêchant le silence. Il avait même écrit un livre sur ses vertus. Intitulé Chut !, c’était un réquisitoire contre la communication où il montrait, exemples à l’appui, que ceux qui avaient écouté les sirènes de la communication s’en étaient mordu les doigts, que M. Michelin, muet, avait bien mieux réussi que M. Tapie, bavard. Ce livre, achevé de longue date, Fabrice l’actualisait régulièrement, mais avait renoncé à le publier. « Ce serait tout de même paradoxal que je plaide pour la non-communication quand je vis de la communication. » Et il n’en éprouvait pas plus de regret que ça.

 

Pour ce qui le concernait, il comptait sur le silence de ses connaissances. Tout à son projet, il ne voulait pas attirer l’attention sur sa vie, non qu’elle contînt des secrets à protéger, mais il considérait qu’aucune clé utile ne s’y trouvait. Il utilisa sa page FaceBook, en veilleuse, pour adresser un message : « Il vous est peut-être parvenu aux oreilles que je suis engagé dans une aventure exaltante dont je ne veux pas m’extraire. Des médias cherchent des informations sur ma vie privée, actuelle et passée. S’ils sont dans leur rôle, j’apprécierais que celles et ceux qui m’aiment un peu se taisent. »

Si aimablement demandée, la requête fut entendue. Aucune confidence ne fut livrée, jusqu’à ce qu’une ancienne maîtresse, qui faisait partie de ses sept cent soixante-quinze « amis » s’épancha à people.com, qui en fit grassement ses choux gras : « Fabrice Pelletier hétéro mou ! Une de ses ex révèle : Il a un point commun avec Proust, non l’homosexualité mais une sexualité lasse. Je me souviens qu’il citait à tout propos ce qu’il considérait comme le plus bel alexandrin de la langue française, un vers de Mallarmé : « La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres ». Dans notre brève vie de couple, il se fatigua très vite de ses devoirs conjugaux et y renonça sans émotion. Des simulacres, comme le héros du romancier, semblaient lui suffire. »

Une autre ancienne relation fit savoir qu’on était tombé bien bas, que l’information était digne de Potins & Popotins (inexistant journal qui aurait pourtant sûrement trouvé un public) et il ne se présenta plus aucun témoignage, croustillant ou non.

 

Les entreprises citées élogieusement dans La Recherche virent leurs clientèles s’accroître : les rayons du Bon Marché (qui ne l’étaient guère) virent débouler une clientèle moins choisie ; Potel & Chabot se voyait sollicité pour organiser des réceptions avec Proust pour thème (même si, on le verra, il est égratigné dans l’œuvre) ; les hommes se faisaient plaisir en s’offrant des chemises sur mesure de chez Charvet, place Vendôme (compter un mois et pas moins de trois cent soixante-dix euros). Le soir, la rue Royale à Paris voyait affluer les clients chez Lachaume, fleuriste ; l’avenue Victor-Hugo chez Boissier, confiseur.

La radio Rires et Chansons alla jusqu’à organiser des jeux où l’on n’avait pas véritablement l’occasion d’approfondir ses connaissances : Proust y était remplacé par Prout et, si l’on évoquait son adolescence, c’était pour trouver une rime à flatulence. Le bas n’importe quoi accompagne souvent les événements élevés.

Une des publications qui se vendit le plus fut le supplément de Marianne intitulé : « Le croustillant Proust ». C’était un recensement de ce que l’hebdomadaire appelait les « morceaux peu choisis » de La Recherche, ce que les études savantes négligeaient parce que anecdotiques au mieux, dérangeants au pire. Il y avait là les occurrences des mots caca et pipi, les mots odieux et les comportements horribles, les onomatopées, l’histoire du nègre et du chameau, les formulations absurdes de l’auteur, ses contradictions, ses zeugmas, etc.

 

Les médias cherchaient à expliquer l’étonnante capacité du récitant à stocker et restituer une œuvre d’une telle ampleur. Par exemple, un « Téléphone sonne » de France Inter réunit un comédien de théâtre, un spécialiste de la maladie d’Alzheimer, un chef d’orchestre qui travaillait sans partition et une coach mentale. Ce soir-là, l’émission révéla tout des phases et techniques de la mémorisation, de l’apprentissage au rappel mnésique ; des cellules que l’on commence à perdre dès le jeune âge ; du circuit hippocampo-mamillo-thalamo-cingulaire ; de l’utilité des jeux d’esprits comme les mots croisés ; des neuromédiateurs, substances chimiques telles que l’acétylcholine, les catécholamines et la sérotonine ; des activités à entretenir pour occuper le corps et l’esprit ; du syndrome de Korsakoff, qui empêche que l’on fixe des souvenirs et qu’on oublie les événements au fur et à mesure qu’ils se présentent ; des trous de mémoire normaux (oublier le nom d’une connaissance) et de ceux qui ne le sont pas (se perdre sur un chemin que l’on a l’habitude de prendre).

On se mit d’accord sur la nécessité de demander son avis au médecin de famille quand on se sent déprimé, confus, agité et anxieux à cause des ses oublis grandissants. Mais personne ne sut expliquer le cas de Fabrice Pelletier autrement que par sa volonté sans faille, sa concentration et son envie de prouver quelque chose – mais quoi ? Mystère. L’émission, ce soir-là battit des records d’audience.

Le summum (provisoire) fut atteint après que la star de Trappes eut noté — ce qui lui avait échappé jusqu’alors — les similitudes entre ses prénom et nom avec ceux de l’auteur vedettisé : « mel » et « cel », « ouz » et « oust ». À la hâte, il construisit un début de show rendant hommage à celui que Fabrice commençait à rendre familier.

Cela donna « Jamel Depprouze est Marcel Boust ». Il inaugura le show lors de l’émission de fin d’année sur TF1, méconnaissable sans son jeans et ses chaussures de sport, sous une tenue Belle Époque, rasé, avec juste une moustache taillée « à la Proust ». Le plus fort, c’est qu’il n’avait même pas l’air déguisé.

« Proust, c’est noust, lança-t-il dans ce programme de la Saint-Sylvestre. C’est le réveillon ? Réveillons-nous ! Nous nous sommes assoupis dans la posture de la victime. Il est temps de nous inspirer d’un petit mec tubard et fiévreux. Lui non plus n’est pas du monde qui le fascine, mais lui, tranquillos, le pénètre, s’y trouve à l’aise et, surtout, y est admis. Au jeu des nantis, il se montre le plus malin. Manquerait plus qu’on le soit moins que lui ».

Suivait une démonstration humoristique où chaque « Petit Beur », depuis longtemps « biscuit bien français, deux fois cuit mais jamais cru », était invité à faire de l’entrisme social, à se hisser au plus haut, à troquer la langue des banlieues pour un parler sélect, à s’imposer distingué. « Distinguons-nous. Nous avons réclamé l’indulgence, c’était une fausse voie. Exigeons l’exigence. Nous nous sommes distingués par le rejet, qui n’obtient logiquement en retour que le refus, la colère qui provoque l’indignation, visons la distinction. » C’était réducteur, mais c’était porteur.

 

Il enchaîna en récitant, sans le support du texte, non un extrait drôle de La Recherche, mais la scène du baiser maternel de Du côté de chez Swann.

 

Ce fut un triomphe. C’était le signal. L’équipe du Jamel Comedy Club, conseillée par Farid, lui-même guidé par Mme de Custières, sélectionna des extraits de l’œuvre que chacun présenta, qui avec sa gouaille, qui avec son accent, qui avec son humour, mais tous avec émotion. Par ricochet, et comme les ondes que fait un caillou dans l’eau, les groupes culturels des banlieues se mirent à Proust, qu’ils accaparèrent, qu’ils s’approprièrent, reprenant la formule : « Proust, c’est noust ! »

Pour le jeune fidèle du premier jour, bien décidé à suivre ce marathon littéraire, la situation devenait délicate. Il ne pouvait continuer à jouer les collégiens buissonniers. Il s’en ouvrit à la Sampac qui saisit l’urgence d’une solution. Son conseil d’administration comprenait suffisamment de familiers des caciques de l’Éducation nationale. Quelques coups de téléphone bien ciblés suffirent pour que Farid fût inscrit au Centre national de l’enseignement à distance jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il lui revenait de s’organiser pour être un abonné proustien sans cesser d’être un collégien de qualité.

 

La Saint-Marcel tombe le 16 janvier. Ce jour-là passa inaperçu car le prénom se faisait de plus en plus rare. Le pic se situait vers 1920 et la courbe ne cessait de décroître, avec une remontée momentanée après la guerre. Selon des classements Internet, Marcel se situait à l’aube du XXIe siècle à la quatre mille cent quatre vingt-septième place des prénoms préférés pour un nouveau-né. Il était devenu démodé, ringard même, le seul avantage pour un jeune qui le portait, c’est qu’il n’avait pas de rivaux à l’école.

 

RMC n’en organisa pas moins un concours pour ses auditeurs. Le premier Marcel qui se présenterait à la voiture émettrice située à la station Saint-Marcel du métro parisien, dans le XIIIe arrondissement gagnerait l’intégrale de l’œuvre de Proust. Le gagnant se présenta à onze heures vingt-sept. Il s’appelait Marcel Trapin, avait trente-sept ans, et était infirmier dans un service de pneumologie de l’hôpital de la Côte Fleurie à Honfleur. Il repartit les bras chargés de La Recherche, Les Plaisirs et les Jours, Jean Santeuil, Contre Sainte-Beuve et Pastiches et mélanges.

Toute cette agitation obligea la Proust Force à réviser ses choix. Les propositions spontanées d’espaces pour que Fabrice vînt s’y produire affluaient. Il fallut tout repenser, d’autant qu’un lieu retenu s’était désisté : le pavillon Gabriel avait fait part de ses regrets de ne pouvoir accueillir Fabrice à cause du contrat qu’il venait de renouveler pour la nième fois avec Michel Drucker et son nième retour du show télé, « Champs-Élysées ». Le populaire animateur se fendit lui-même d’un mot d’excuses, précisant que Proust — eût-il été de ce monde — aurait été de toute évidence convié à son émission. Il en profita pour s’enquérir du nom du Proust d’aujourd’hui, au cas où. Préposé aux bonnes manières, Arnaud suggéra de laisser la question sans réponse.

 

Petit-Jean classa les offres de lieux en trois catégories : les improbables, les possibles, les sûres. Le tas des premières était le plus gros : Avranches se mettait sur les rangs parce que dans son église se trouvait le tombeau des Arrachepel, ancêtres des Cambremer et qu’était évoquée la variété de poire Louise-Bonne d’Avranches. « Insuffisant » ; Bayeux concourut pour le train d’une heure vingt-deux. « Un peu court » ; Beauvais pour sa tapisserie, qui recouvre le canapé de Mme Verdurin. « Réducteur » ; Camembert parce que c’est ainsi que le liftier du Grand-Hôtel déforme le nom des Cambremer. « Tordu » ; Champagne et Contrexéville parce qu’ils sont cités parmi les boissons. « Pas de réclame » ; Landerneau parce que son « bruit » est évoqué. « Seulement amusant »; Neuilly, où habite la reine de Naples et que, selon le premier adjoint au maire qui avait pris la plume, « l’aristocratie proustienne s’y sentirait en résonance » (sic). « Incorrigible ».

Il y avait même des propositions de l’étranger : Haarlem, pour réparer le fait que le Héros n’y soit pas allé, et Marienbad, pour ses cures deux fois citées. Un plaisantin suggéra des lieux évoqués dans l’œuvre : Mars, Vénus et la Grande Ourse. Un autre avança le Cercle Arctique, car le Héros compare le rôle du baron de Charlus auprès des artistes à celui du « renne envers les Esquimaux ».

 

Les possibles : les Folies Bergère (nommément citées par Proust, argument avancé par leurs propriétaires candidats pour recevoir Fabrice), l’Olympia et — le préféré de Petit-Jean — le Parc des Princes pour sa capacité d’accueil et pour son nom. Ce qui, il y a quelques mois, paraissait absurde et démesuré prenait de la consistance — du moins le jurait-il à ses acolytes.

 

Les plus probables s’appelaient Venise (offerte par François Pinault en personne qui, entre la Pinta de la Dogana et le Palazzo Grassi, les deux prestigieux espaces de sa Fondation, exprima sa préférence pour la première) ; l’Hôtel-de-Ville de Paris pour sa situation centrale (y compris près du Marais cher aux homosexuels), et le Virgin Mégastore des Champs-Élysées (sur intervention de sir Richard Branson himself) retenu après qu’eut voulu se rattraper le syndic de l’ancien siège du Figaro, deux cents mètres plus bas, au Rond-Point. « Trop tard », évacua Antoine.

Rasmus Michau, un des barons de la nuit parisienne, proposa la terrasse du parc de Bagatelle niché dans le bois de Boulogne. Mais l’esprit « Bagat’ » parut trop clinquant, bon chic mais pas bon genre car, à trop vouloir s’encanailler, Neuilly-Auteuil-Passy révélait le chiqué de sa prestance.

 

Mais où était Fabrice pendant ce long entracte ? Pour le débusquer, il aurait fallu, sinon vêtir une robe de bure, se satisfaire d’une cellule monastique. Il avait trouvé refuge à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, dans la forêt de Saint-Léger, en Bourgogne. Il avait bénéficié d’un authentique passe-droit car c’était la seule période de l’année où les bénédictins ne reçoivent pas. Ayant croisé un moine à l’occasion d’un week-end à Rome, Fabrice n’avait pas eu trop de mal à le convaincre de la « nécessité » de l’accepter vu l’exigence de son projet. Après le luxe londonien et normand, il éprouvait un besoin d’authenticité et de profondeur au milieu de hauts arbres et au sein d’hommes de foi — la sienne s’était envolée de longue date mais il avait gardé une soif inextinguible de spiritualité. Les moines-fermiers l’accueillirent fraternellement sans mot dire ou à redire.

(À suivre)


CATEGORIES : Feuilleton/ AUTHOR : patricelouis

2 comments to “Le fou de proust — Vingt-et-unième épisode”

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  1. Marcel Proust aime bien le mot « motilité » : je trouve qu’il s’applique aussi à votre texte !

    Aujourd’hui, cuisine intensive (je reçois ma famille) ; pas de plat proustien, mais de la courge butternut en purée gratinée de poudre de noix (courge et noix du jardin), du gigot d’agneau (maison), un dessert de ma fantaisie (coupe de compote de pommes maison, avec purée de marrons faite maison aussi, surmontée de chantilly toujours maison, et une de ces « cigarettes russes » qui sont pour moi comme la madeleine, à savoir que tout Bernay est caché dedans). Ah là là ! Je vous souhaite une journée la plus savoureuse possible, cher Patrice, et part déguster la mienne.

  2. Je m’abreuve de vos beaux et bons mots.
    Quand vous viendrez à Illiers-Combray, j’essaierai de vous préparer un mets proustien (cf. ma chronique Pour des pastilles proustiennes).

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