Fiche — Pampille, Marthe Daudet, dite

Pampille, Marthe Daudet, dite  [III, IV, V]

Gastronome française

 

Personnage réel.

(1878-1960) Âge Proust — 7 ans.

 

Journaliste.

 

Née Marthe Julia Alphonse Allard.

Épouse de Léon Daudet, son cousin, écrivain et homme politique nationaliste.

Elle est l’auteure de recettes culinaires dans L’Action française.

Marthe Allard

Marthe Allard

 

Pampille, Les Bons Plats de France

Pampille, Les Bons Plats de France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle inspire la duchesse de Guermantes, M. Verdurin et le Héros.

La première évoque ses livres « délicieux » où tout est authentique et naturel : gelées, beurre, jus, quenelles, sel breton.

M. Verdurin salue ses recettes « incomparables », comme les homards grillés.

Le Héros cite de ce «vrai poète » « l’âpre saveur des crêpes de blé noir, cuites sur un feu d’ajoncs ».

 

 

*[La duchesse de Guermantes au duc :] — Mais voyons, Basin, vous ne voyez pas que la princesse [de Parme] se moque de vous (la princesse n’y songeait pas). Elle sait aussi bien que vous que Gallardonette est une vieille poison, reprit Mme de Guermantes, dont le vocabulaire, habituellement limité à toutes ces vieilles expressions, était savoureux comme ces plats possibles à découvrir dans les livres délicieux de Pampille, mais dans la réalité devenus si rares, où les gelées, le beurre, le jus, les quenelles sont authentiques, ne comportent aucun alliage, et même où on fait venir le sel des marais salants de Bretagne : à l’accent, au choix des mots on sentait que le fond de conversation de la duchesse venait directement de Guermantes. (III, 351)

*[M. Verdurin sur le pianiste Dechambre :] il est mort au bon moment, à point, comme les demoiselles de Caen, grillées selon les recettes incomparables de Pampille, vont l’être, j’espère (à moins que vous ne vous éternisiez par vos jérémiades dans cette casbah ouverte à tous les vents). Vous ne voulez tout de même pas nous faire crever tous parce que Dechambre est mort et quand, depuis un an, il était obligé de faire des gammes avant de donner un concert, pour retrouver momentanément, bien momentanément, sa souplesse. (IV, 211)

*si, profitant de ce point de départ, je poussais Mme de Guermantes sur les Rohan (avec qui sa famille s’était souvent alliée), sa conversation s’imprégnait un peu du charme mélancolique des pardons, et, comme dirait ce vrai poète qu’est Pampille, de «l’âpre saveur des crêpes de blé noir, cuites sur un feu d’ajoncs». (V, 20)

 

 


CATEGORIES : Gastronome, Mondain, Personnage réel/ AUTHOR : patricelouis

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